"Pour ceux qui ont lu les misérables, Jean Valjean pour le vol d'un pain (ton orange, Endgame), se retrouve à passer 15 ou 20 ans de sa vie à expier l'injustice.
Pourquoi a-t-il voler le pain? parce que la société dans laquelle il vivait ne lui laissait pas d'autre choix. Où est l'injustice?"
C'est marrant, on est passé du meurtre au vol d'orange. Personnellement, pour un vol ou pour tout délit (ou crime) qui peuvent être réparé (ce qui exclu les viols, meurtres ....), je suis tout près à pardonner, si je suis victime, tant que je suis dédommagé pour ce que j'ai subi. Bien sur, ça va me casser les pieds d'avoir subi ça, mais ça s'arretera là.
petite précision, je ne parle que des cas où il n'a y eu aucun dommage physique ou mental. Ce faire agresser, même sans violence sur la victime, peut entrainer quelques problèmes psychologiques.
Maintenant, il y a évidemement certains cas où je serais encore plus enclins à pardonner: les cas où la personne a effectivement commis le délit pour survivre.
Pour en revenir aux meurtriers
Il est impossible de faire des généralités abusives en disant que les meurtriers n'ont aucun(s) remort(s). Certains en ont et acceptent ce qu'ils ont fait, d'autres se donnent des "excuses" et essayent d'expliquer leur geste (circonstances aténuantes qui restent à établir) et d'autres sont complètement marteaux.
Franchement, qu'il est des remord ou non, ce n'est pas ça qui va ramener les morts. A ce stade là, ça m'importe vraiment peu, voire meme pas du tout.
Tu as également parlé de torture et comme quoi la violence ne résolvait rien. Dans ce cas là, rien ne va résoudre le problème. La personne est morte et c'est ça le problème, ce n'est pas le meurtrier. Si tu as une solution pour ça, je t'écoute. Donc, violence ou pas violence, ça ne résoudra rien. Enfermer le criminer, le tuer ou le laisser en liberté ne résoudra pas plus le problème. Rien ne le résoudra.
Maintenant, la question est: que faire du meurtrier, sachant que cela ne fera pas revenir le mort à la vie?
Dans l'un de mes messages, j'ai peut-être sous-entendu le mot torture quand j'ai dit que j'étais contre la peine de mort, car trop rapide et trop facile. Mais je ne faisais pas allusion à la torture physique, mais plutot à la torture morale. Je pense d'ailleurs qu'elle est beaucoup plus efficace que la torture dite physique.
Un prisonnier enfermé à vie pour meurtre aura tout le temps de réfléchir à ce qu'il a fait. Et aussi tout le temps de réfléchir au fait qu'il ne reverra pas le ciel en tant qu'homme libre (si seulement ça pouvait être vrai). Comme torture morale, ça s'impose là. Ajouter à cela des conditions de vie très médiocre et vous obtenez un type torture non physique.
Et aujourd'hui, c'est le cas. Ce type de torture existe, tu ne pourras pas me dire le contraire. Tu l'as d'ailleurs toi-même sous-entendu en parlant des prisons. Alors, si le type se torture l'esprit le reste de sa vie, ça ne me dérangera pas le moins du monde.
Je peux paraitre froid et sans coeur, mais ceux qui me connaissent savent que ce n'est pas le cas. Mais je tiens à rappeler que cette personne a tout de même commis un acte irréparable. Quoi que l'on puisse faire, son acte sera indéfaisable. Je ne vois pas ce qu'il pourrait y avoir de pire.
Je tiens tout de même à préciser que je ne parle que pour des meurtres de sang froid. Mais aussi pour les "accidents" survenus lors d'agressions qui pour moi sont tout aussi grave. Je ne vois ce que l'on peut donner comme excuse dans ces cas là. Les "Le coup est parti tout seul", "je ne voulais pas le tuer",... ne sont pas recevables à mes yeux.
Je mettrai aussi dans cette catégorie les conducteurs ayant un fort taux d'alcoolémie: prendre la route avec de l'alcool dans le sang, c'est comme prendre un revolver et jouer à la roulette russe. impardonnable.
etc...
Pour ce qui est des morts suite à un accident et où une personne est impliquée dans cet accident, je considère qu'un individu normalement constitué aura de terrible remord pour ce qui s'est passé et que ce n'est pas vraiment la peine d'en rajouter. Il va vivre avec ça sur la conscience le restant de ses jours.