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Fate

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Sujets que j'ai initié

The Legend of Zelda Skyward Sword

dimanche 01 avril 2012 à 17:45

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Console: Wii
Genre: Aventure/Action
Développé par: Nintendo
Edité par: Nintendo
Pegi: 12+
Wifi: Non
Sorti en France le: 18 novembre 2011
Sorti au US le: 20 novembre 2011
Sorti au Japon le: 3 novembre 2011



<div align="justify">Twilight Princess a signé la fin de la Gamecube, et le tout début de la Wii en lui apportant un soft incontournable. La Wii ayant finalement fait son temps, Nintendo choisit de clore la vie de la console de salon par un autre opus Zelda. Celui-ci se devait d'être différent du précédent, et devait prouver au monde entier l'évolution marquante entre le début et la fin de la console. Nintendo choisit alors d'utiliser le Wiimotion + pour donner de nouvelles possibilités de gameplay. Cependant chacun avait ses doutes, certes le gameplay était un point fort de Nintendo, nous pouvions le constater au travers de ses grandes licenses qui n'ont jamais souffert d'une mauvaise maniabilité. La grande question était : « Cela suffirait-il à en faire un grand jeu ? » Car selon la communauté, un Zelda se doit d'être excellent par définition. Pouvait-il égaler des monstres comme Wind Waker, Ocarina of Time ou Majora's Mask ? N'est-ce pas plus l'erreur que nous faisions ? En voulant à tout prix que cet opus soit génialissime, la communauté allait peut-être se focaliser sur les points faibles du jeu au lieu des points forts. Il n'est jamais bon de surestimer un jeu, de quelque genre dont il est issu. Et vous, ferez-vous la même erreur ?

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Nintendo n'a jamais eu besoin de développer le scénario d'un Zelda. Car c'est une série qui se ressent, qui se vit, mais qui ne se raconte pas. Se déroulant aux origines de la saga, en tant que tout premier opus chronologiquement parlant, Skyward Sword nous raconte une fois de plus l'histoire de Link, jeune garçon qui aspire à devenir chevalier dans le petit village de Célesbourg, île céleste qui surplombe depuis la nuit des temps les nuages, tout en s'imaginant ce qu'il pouvait y avoir en dessous. En ce 25ème anniversaire de la série, Nintendo a cru bon de faire un clin d'oeil à travers le jeu puisque Link va participer à la chevauchée céleste annuelle fêtant son 25ème anniversaire justement. Mais Link a également une amie d'enfance qui lui est chère, et dont il occupe certainement une place privilégiée dans le cœur de la jeune femme, car il s'agit de Zelda. Mais cette fois-ci la série enclenche le turbo, car c'est le premier opus ou nous pouvons prouver avec certitude la présence d'une romance ambiante qui lie les deux personnages. Mais après la chevauchée céleste, juste avant de dire 'Je t'aime Link' (Maudit sois-tu Nintendo!), Zelda disparaît sous les yeux du garçon à travers les nuages suite à l'apparition d'une tornade qui sépara les deux protagonistes de l'histoire. Commence alors le périple de Link, visant à retrouver sa chère et tendre, et qui le conduira à visiter le monde d'en dessous, plein de mystères et de surprises.

L'histoire commence donc avec un petit brin d'originalité, qui évoluera d'ailleurs tout au long de l'aventure, mais vous dévoiler plus à propos de nos tourtereaux serait un terrible spoil dont je ne pourrais me pardonner. Link sera tout d'abord amené à faire la rencontre de Fay, l'esprit de l'épée de légende elle-même, puisque vous allez la récupérer très tôt dans le jeu, mais qui évoluera également. Fay vous servira un peu de guide dans les contrées que vous visiterez, vous donnant des informations sur vos adversaires, leurs points forts, leurs points faibles, mais elle peut aussi servir de radar, vous rêvélant l'emplacement d'items rares ou encore de personnages dont vous serez à la recherche, un peu comme l'odorat de Link-Loup dans Twilight Princess. Notre héros tout de vert vêtu fera aussi quelques rencontres durant son aventure, mais gardez à l'esprit que vous ne visiterez qu'un seul village. Vous croiserez la route d'un personnage bien connu, dont je me garde de vous révêler son nom, mais aussi du méchant de l'histoire, j'ai nommé Ghirahim. Cet individu au look vestimentaire tout aussi douteux que son orientation sexuelle présumée (ok, j'exagère, mais c'est qui fait le charme du personnage aussi), prendra une place prépondérante dans l'histoire, voulant à tout prix kidnapper Zelda. Car oui, le méchant ne sait même pas ou elle se trouve, et vous non plus ! Bref, c'est tout un univers qui vous attend !

Ce qui est intéressant de Skyward Sword, c'est de voir à quel point l'équipe de développement a essayé de rendre Link plus humain, cela passe par les expressions du visage notamment. On a jamais vu Link plus émotif, ce qui ne fait plus de lui un Chuck Norris ambulant, mais un humain sensible, héros malgré lui partir pour sauver celle qu'il aime. Et cela vous réserve de grands moments d'émotions, surtout dans la seconde partie du jeu. Des émotions, vous allez toutes les connaître, le jeu misant surtout sur la mise en scène et l'ambiance des environnements que vous parcourerez. Le jeu vous réserve des affrontements épiques à en trembler, des découvertes surprenantes et des moments de pure poésie et de génie comme la série sait si bien le faire et qui n'a d'ailleurs plus rien à prouver de ce coté. Mais détrompez-vous, si le jeu est tout sauf sombre, cela ne veut pas dire non plus que nous avons un jeu aussi naïf que candide. Nintendo nous épargne « presque » des moments ultra-prévisibles dont on se serait bien passé, à quelques exceptions près. Des émotions, Fay n'en connait aucune et c'est d'ailleurs pour cela que le personnage sera critiqué, parfois même qualifiée de rivale de Navi. Car l'esprit de votre épée a le don de vous donner des migraines à force de vous faire des révélations à la Captain Obvious, avec des phrases incroyablement inutiles telles que : « Maître, il y a 90% de chances que cette clé vous ouvre une porte » ou encore « Maître, il a 80% de chances que ce petit hérisson ne soit pas la dame Zelda que vous recherchez ». On frise le ridicule, la seule raison qui peut pousser les joueurs d'apprécier le personnage, c'est parce qu'elle flate votre égo en vous appellant constamment 'Maître'. La plupart lui préfèrent Midona, et c'est tout à fait justifié. Je ne dirais pas autant de mal sur Ghirahim, même si il a l'air aussi fou qu'Afflelou, cela lui donne un certain charisme beaucoup plus convaincant et maléfique que Xanto, par exemple. Il aura par ailleurs beaucoup de présence, et sera bien mis en valeur. Un scénario qui aura au final beaucoup fait parler de lui, fidèle à la série, faisant des révélations importantes sur l'origine de la série, révélations qui se concluent avec une bataille épique contre un boss tout aussi classe. Bref, on aurait pu faire mieux, mais on s'en contentera avec plaisir.

[table border="3" style="margin:auto;"][tr][td]<center><img src="http://s4.noelshack....i-And-Link.jpg" height="250" /></center>[/td][td]<center><img src="http://s4.noelshack....-And-Zelda.jpg" height="250" /></center>[/td][/tr][tr][td]<center>Simple apprenti chevalier, Link n'a pas conscience de
l'immensité de la quête qui l'attend</center>[/td][td]<center>Skyward Sword est incontestablement le jeu de
la série qui exploite le plus la relation Link/Zelda</center>[/td][/tr][/table]

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Pour fêter dignement la fin de la console de salon, Nintendo a décidé de mettre le paquet en faisant de The Legend of Zelda : Skyward Sword, le jeu qui utilise de la meilleure façon les capacités du Wiimotion +, accessoire mis à l'honneur dans Wii sports resort au départ, et également obligatoire pour jouer à Skyward Sword. Il est tout de même dommage que l'on soit obligé de l'acquérir pour jouer seulement à Zelda, parce qu'il n'y a pas vraiment d'autres jeu qui le maîtrise aussi bien. Mais une chose est sûre : vous n'allez pas le regretter ! Si au début de la vie de la Wii, il suffisait d'un geste quelquonque pour frapper avec son épée, le Wiimotion + change véritablement la donne. Chaque geste dans un sens précis, par exemple de droite à gauche, sera exactement restranscrit à l'écran. Vous aurez donc le contrôle TOTAL de votre épée, pouvant frapper ou vous voulez, de la façon que vous voulez. Certaines situations exigeront même de faire des ronds avec votre épée pour étourdir votre adversaire, et l'écran suit. Il faut le dire, dès les premières minutes, c'est bluffant. La prise en main est juste excellente, et la présence du Nunchuk donne également un confort non négligeable à l'expérience de jeu. Il vous sera possible par exemple d'exécuter une attaque tournoyante en secouant le nunchuk et la wiimote en même temps, de même qu'il suffira d'avancer d'un coup sec votre nunchuk pour faire une charge bouclier. Link possède un panel de coup diversifié, même si 'exit' les techniques de Twilight Princess, car Skyward Sword possède d'autres atouts comme l'éclat céleste, déclenchable en brandissant votre épée en l'air, puis en la relâchant en frappant avec votre épée. Fini les séances de jeu peinard avachi sur votre canapé, vous devrez être pleinement concentré pour jouer à Skyward Sword. On ne va pas s'en plaindre, la maniabilité est juste parfaite et l'immersion totale !

Parmi les nouveautés de ce Zelda, nous avons tout d'abord un Link plus agile, mais qui marque surtout l'apparition d'une jauge d'endurance. Link ne pourra plus courir indéfiniment, le rendant plus vulnérable si il s'épuise. Mais Linkounet est aussi plus agile, grimpant les plates formes comme si il avait fait ça toute sa vie. On se rapproche beaucoup plus du réalisme, dans la continuité de ce qui a été dit sur le choix des développeurs de concevoir un Link plus humain. Nous avons ensuite la possiblité d'explorer le ciel. Bien qu'il vous soit nécessaire de passer par là pour accéder à chaque zone, on se réjouissait d'avance d'avoir une vaste zone à découvrir, un peu comme l'océan de Wind Waker ou encore de Phantom Hourglass. Ici...il n'en est rien. Le ciel est composé d'une multitude d'îles flottantes certes, mais 1/6 d'entres elles sont visitables, et la moitié d'entres elles contiennent des coffres, c'est d'ailleurs la seule grosse utilité du ciel dans Skyward Sword, qui contient également, tout de même, des îles qui amènent à des quêtes annexes. Autrement rien de fôlichon, ce n'est pas içi que vous passerez le plus de temps. L'endroit ou vous reviendrez souvent, c'est Célesbourg. Petite bourgade charmante et beaucoup plus chaleureuse que beaucoup de villes de la série, vous vous y sentirez comme chez vous et le villageois, bien que peu nombreux, sont assez marquants. La place du village que vous serez amené à visiter le plus souvent sera la marché intérieur, permettant d'acheter des flèches, mais aussi des potions. C'est également à cet endroit qu vous découvrirez une autre nouveauté qui rajoute un petit coté RPG à ce jeu d'aventure, c'est l'atelier. Dans cet atelier, il vous sera possible d'améliorer toutes vos armes et boucliers, en échange de matériaux que vous aurez récupérés dans des coffres, en battant des monstres (vous avez même votre collection d'affichée en plus), bref vous aurez plus d'une occasion pour récolter des matériaux et pour capturer des petites bestioles avec votre filet. Un plus qui peut avoir son importance, notamment pour les boucliers, assez importants dans le jeu, même si les armes améliorées sont également un atout pour Link.

[table border="3" style="margin:auto;"][tr][td]<center><img src="http://s4.noelshack....-119917535.jpg" height="260" /></center>[/td][td]<center><img src="http://s4.noelshack....dgameplay4.jpg" height="260" /></center>[/td][/tr][tr][td]<center>Un coup donné au hasard sera immédiatement puni</center>[/td][td]<center>L'apport du Wiimotion plus est indéniable et fait
de Skyward Sword un jeu au gameplay quasi-parfait</center>[/td][/tr][/table]

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Continuons sur les principales nouveautés de cet opus pour ensuite parler des donjons. Avant chacun d'entre eux, vous visiterez la zone qui l'entoure (il y a trois zones en tout), visite très longue qui l'est même plus que le donjon lui-même, sachant qu'ils sont tout de même eux-mêmes éprouvants à leur manière. Il y a pourtant 7 donjons tout au long du jeu. On reste dans la moyenne de la série. Finissons par une des plus grandes nouveautés de Skyward Sword, j'ai nommé les Psysalis. A première vue un mix entre la recherche des petits bestioles avec le calice dans TP et les spectres dans Phantom Hourglass, les Psysalis sont des épreuves que vous subirez pour prouver que vous êtes dignes d'entrer dans le donjon. Vous basculerez dans un monde alternatif qui a le même environnement, mais pas la même ambiance, c'est un peu comme si vous étiez dans un rêve. Armé d'un calice, et seulement de ça, car vous n'avez plus d'armes dans ce monde, il vous faudra récolter les perles de lumières pour le remplir, tout en évitant les gardiens qui vous tuent en un coup si vous venez à les approcher de trop près. Dès que l'épreuve commencera, ils se jetteront sur vous. Mais heureusement, en récoltant une perle de lumière, vous les paralyserez pendant 60 secondes et la musique stressante disparaîtra. Mais si une minute ça vous paraît beaucoup, je vous rappelle que chaque zone est énorme et que les perles de lumières sont réparties partout. 60 secondes, ce n'est donc rien. Vous serez donc angoissé de voir le compteur défiler sans trouver une seule perle de lumière pour vous faire gagner un peu de temps (un autre item trouvable vous permet de repérer les perles de lumière, ça aide un peu). Une nouveauté tout simplement géniale, tant la théorie est séduisante, mais la pratique terriblement stressante et stratégique, car les gardiens vous tuent en un coup et une erreur signifie tout recommencer! Une autre vision du challenge, mais tout aussi efficace.

On ne peut pas reprocher grand chose à la maniabilité. Quasi parfaite, lui trouver un vrai défaut relèverait de la pure mauvaise fois. Pas parfaite tout court, parce qu'une ou deux armes ont du mal avec la reconnaissance de mouvements, les bombes notamment, ce qui peut être gênant surtout lorsque vous voulez en faire rouler une et non la lancer, vous la prenant en pleine figure du coup. Ce qui peut être sujet à critiques, c'est le level-design des donjons en début de partie. Certes, vous me direz 'c'est les premiers donjons, normal qu'ils soient simples', mais là on pousse à l'extrème. Le premier ne comporte qu'un seul étage, quelques pièces, est incroyablement linéaire et sans surprises, si ce n'est le boss du donjon. Ocarina of Time avait un premier donjon plus convaincant à l'époque. Cette critique sera également valable pour le second donjon et même pour les donjons de la seconde zone, vraiment sans surprises et sans génie. Seconde zone heureusement contre-balancée par une troisième zone tout simplement magique, tant elle vous semble hostile à première vue, mais qui vous réserve pas mal de surprises. De même, les développeurs ont réussi un tour de force en ne faisant que trois zones. Trois zones certes, mais qui se révèlent beaucoup plus vastes que prévu. Et croyez moi, vous n'êtes pas au bout de vos peines...Le jeu nous dévoile tout son génie dans la seconde partie du jeu, ou l'on a affaire à du très bon Zelda comme on l'aime. Et personne ne pourra contredire ce point. Autre chose à souligner, l'ergonomie. Un peu comme le Ring System des Seiken Densetsu, Link pourra à tout moment, et sans interruption de l'action (d'ou la différence avec mon exemple ci-dessus) changer d'arme, boire une potion. Le combat n'étant pas mis en suspend, il vous faudra faire très vite, mais les contrôles viennent tellement naturellement que tout se fait de manière très fluide, sans que l'on ait à pester sur ce système. Au final, malgré quelques légères déceptions, surtout en ce qui concerne le ciel, Nintendo est très très loin de nous décevoir sur le gameplay une fois de plus. Maitrisé de main de maître, en plus d'être jouissif à contrôler, et riche, il vous réservera d'excellentes surprises. La preuve, je ne vous ai même pas parlé de la moitié des nouveautés, mais ça, je suis sûr que vous voudriez le découvrir par vous-même !

[table border="3" style="margin:auto;"][tr][td]<center><img src="http://s4.noelshack....346_Zelda2.jpg" height="220" /></center>[/td][td]<center><img src="http://s4.noelshack....screenshot.jpg" height="220" /></center>[/td][/tr][tr][td]<center>Le jeu contient des nouveautés, comme des items inédits.</center>[/td][td]<center>Le jeu n'oublie pas non plus le coté exploration,
qui a d'ailleurs été bien mis en valeur dans cet opus</center>[/td][/tr][/table]

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Si même ceux qui n'ont pas joué à Skyward Sword connaissent déjà par cœur le thème principal du jeu (qui est au passage, le thème de Zelda à l'envers), chacun aura vu que Nintendo passe aux choses sérieuses en faisant de ce jeu le premier Zelda aux musiques majoritairement orchestrales. Et ça s'entend dès les premières secondes. Inspirées et grandioses, les nouveaux thèmes sont très loin de faire honte à la série, dès lors on se demande comment on pourrait se passer des musiques orchestrales pour un Zelda. Dynamiques et mémorables pour les boss, adaptée pour l'ambiance pour les différentes contrées. Les compositeurs ont également mis l'accent sur beaucoup de variations du même thème. Ca passe tout d'abord par le thème principal du jeu, mais aussi par celui de Ghirahim, de Fay (qui, si je ne m'abuse, se paie le luxe d'avoir au moins 5 variations), mais aussi des personnages insolites comme Hergo, un apprenti chevalier qui se déclare rival et Link et aussi fou amoureux de Zelda, qui aura son rôle à jouer et il sera d'ailleurs assez comique d'entendre son thème dans d'autres improbables. En dehors de ces excellents thèmes, on notera aussi la présence de versions orchestrales de thèmes cultes de la série si bien que Skyward Sword pourrait être qualifié de paradis du nostalgique car certaines adaptations vous feront trembler par leur beauté (véridique!). Parmi les thèmes les plus remarquables, on notera le thème de Fay, de Ghirahim, le thème principal, le thème du ciel, celui du boss final, et même une bonne partie de l'OST dans son ensemble. La bande-son se veut beaucoup plus présente que son homologue gamecube/wii, les thèmes se veulent plus marquants et donc plus mémorables. De la qualité made in Nintendo en somme. Enfin, revenons sur les très controversés 'doublages' de Link. Si celui-ci garde son mutisme habituel, noter ce point serait d'une mauvaise foi, tant ce serait dénaturer la série dans le mauvais sens. L'innovation, c'est bien, mais un Link qui parle, ce serait juste une hérésie ! Et puis, cette absence de voix se trouve très largement compensée par un plus grande présence de Link et une mise en avant de ses émotions, on ne va donc pas s'en plaindre. Quant à moi, je vais retourner chanter le thème principal comme Zelda le fait dans le jeu, sans comprendre un seul mot de ce qu'elle dit. Ah, j'oublais, un CD contenant des versions orchestrales de thèmes cultes comme la vallée Gerudo est inclus dans le boitier. Un argument de taille qu'on ne peut pas refuser, d'autant plus que ce sont des versions orchestrées d'excellente qualité.

<iframe width="400" height="300" src="http://www.youtube.c...ed/nRbROTdOgj0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><iframe width="400" height="300" src="http://www.youtube.c...ed/cAVn71rNImI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

Les musiques de Skyward Sword sont remarquables et l'orchestration semblait presque indispensables pour la série

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Au fil des consoles, Nintendo a adopté plusieurs styles graphiques et d'ambiance différents. A Link to the Past, Majora's Mask et Twilight Princess étaient par exemple assez sombres comparés au reste, bien qu'étant individuellement très différents. Wind Waker et les deux opus DS ont adopté un style plus cartoon et plus mignon. Skyward Sword marque un style tout à fait nouveau et très différent des autres opus. A mi-chemin entre un Link adulte style TP et une ambiance chaleureuse qui me semble selon moi assez proche de Minish Cap. Ceux qui adulaient le design très sombre de Twilight Princess seront certes un peu destabilisé par ce changement, mais comme tout ambiance assumée et marquée, elle a aussi son charme. L'aspect qui me fait légèrement penser à des la peinture à l'huile par moment, tant les couleurs sont vives, rendent l'univers assez intéressant à découvrir et à observer. Mais le design est assez trompeur puisque l'on pourrait s'attendre à quelque chose de très naïf, ce qui n'est pourtant pas vraiment le cas de Skyward Sword, qui sans être de très très très très loin l'opus le plus adulte de la saga, reste aussi à des années lumière de l'opus le plus gnan gnan de The Legend of Zelda. Le ciel est certes useless mais vaste, mais pas autant ouvertes que les contrées que vous serez amenées à contempler. Chacunes diamétralement opposées, vous passerez de la forêt enchanteresse à la montagne de feu, pour terminer sur le désert, mais pas que! Vous serez amenés à découvrir différents paysages au sein du même lieu. La montagne d'Ordinn n'est pas la plus originale, mais ce sera surtout le désert que vous ne devrez absolument pas sous-estimer. Le jeu est artistiquement un des plus beaux de la Wii, mais on s'y attendait un peu...

Revenons sur la controverse du HD, il est vrai que si vous jouez sur ce type d'écran, vous allez avoir assez mal au yeux parce que le rendu sera vraiment aliasé (définition : Effets de crénelage sur un écran dans un jeu 3D. Un jeu anti-aliasé est un jeu dont le rendu à l'écran est lisse sans effet d'escalier sur les contours.). En même temps, si vous jouez exclusivement à des jeux Nintendo, quel serait l'intérêt d'y jouer sur des télés HD pour une console qui ne l'est même pas...Ce serait inutile certes, mais certains n'ont parfois par d'autres télés donc...Ressortez votre télé cathodique ou faites avec sur écran HD, mais Skyward Sword n'a pas été réalisé dans ce but. On critiquera aussi l'inégalité des environnements que j'ai cités plus haut, certains sont d'une beauté à couper le souffle et d'autres seront beaucoup moins inspirés, plus classiques, moins géniaux. Au final c'est tout de même très convenable pour une Wii...Quand au design des personnages, on revient à quelque chose de plus classique, mais efficace. Entre Zelda plus mignone que jamais, un Link vraiment plus adolescent, une Fay au look d'une petite fille gothique (nan oubliez en fait, mais j'y peut rien si elle a des chaussures de ouf!) , un Hergo dont la coupe de cheveux vous rappellera celle de Sissel de Ghost Tricks mais en rouge et encore plus badass, et Ghirahim...qui va diviser les joueurs (au moins il assume) chaque personnage a un design assez marquant et sympa. En même temps Nintendo nous a rarement déçu de ce coté là également, surtout dans Zelda. Terminons sur les cinématiques tout aussi sympa et certaines deviendront même cultes, même si on vous a certainement trop spoilé avec les trailers...Le niveau graphique est très élevé et place Skyward Sword comme un des plus beaux jeux sur la console de salon.

Ave des zones vastes, des donjons tout aussi long et un contenu riche, The Legend of Zelda vous tiendra en haleine pendant une bonne trentaine d'heures. Déjà long sous cet aspect, ajoutez y des quêtes annexes ma foi assez nombreuses pour obtenir une durée de vie encore plus complète. Si en plus vous choisissez le mode héroïque pour avoir beaucoup de plus challenge, on peut considérer que la durée de vie totale est doublée...On regrettera juste que le mode héroïque ne soit pas accessible dès le début de la partie, gonflant un peu artificiellement la durée de vie. Aussi, on ne peut pas dire que le jeu est répétitif, loin de là. Mais même si on sent la créativité déborder dans chaque zone, on ne peut échapper à quelques redites. Forcément quand on est obligé d'y revenir plusieurs fois... Enfin, discutons un peu à propos de la difficulté apportée par la Wiimotion plus. Certes il faut davantage se concentrer pour jouer à Skyward Sword, les boss nécessitant une très bonne précision pour en venir à bout, et ca ne va pas s'arranger au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu. Néanmoins, on est loin d'avoir devant nous un jeu difficile. Les cœurs et moyens de regénération sont abondants, et une fois les contrôles assimilés, on devient assez vite un maître de l'escrime. Si bien que vous verrez rarement l'écran de gameover parce que vous n'avez plus de vie (oui, y'a d'autres raisons qui peuvent vous apporter un gameover). Il faut un temps d'adaptation par contre, si bien que le premier boss risquera d'être un chouïa délicat même avec 7 cœurs (ce qui est d'ailleurs une première pour la série, car vous commencez avec 7 cœurs et non 3). Les amateurs de vrai challenge préfèreront sans doute se diriger vers le mode héroïque, synonyme de 'pas de cœurs à trouver pour se regénérer' et 'dégâts doubles'. Il vous faudra être donc beaucoup plus patient et stratégique, en plus de vous recharger en potions très régulièrement.

[table border="3" style="margin:auto;"][tr][td]<center><img src="http://s4.noelshack....viewtemple.jpg" height="250" /></center>[/td][td]<center><img src="http://s4.noelshack....53947984_1.jpg" height="250" /></center>[/td][/tr][tr][td]<center>Les OST de Skyward Sword savent nous retranscrire l'ambiance
de lieux enchanteurs...</center>[/td][td]<center>Le mode hardcore va satisfaire tout les amateurs
de difficulté relevée</center>[/td][/tr][/table]

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<table><tr><td>Atouts :

-Bande-son presque totalement orchestrée
-Des remixs de thèmes cultes sublimés
-La relation Link-Zelda
-Le jeu ayant les meilleurs contrôles sur Wii
-L'énorme apport du Wiimotion +
-Mode héroïque pour le challenge
-Un Link plus humain et plus agile
-Ambiance artistique réussie
-Des scènes cultes et des combats épiques
-Le combat final contre un boss final génial
-Durée de vie très bonne
-Des environnements superbes dans leur globalité
-Les Psysalis
-Ghirahim, et pas Ganondorf pour une fois (ok, troll :noel: )

</td><td>Points-noirs :

-Scénario léger, dans la continuité de la saga
-Maniement d'une ou deux armes pas au top
-A peut-être trop sacrifié la technique au profit de l'ambiance niveau graphismes
-Fay bien moins charismatique que Midona et désormais rivale de Navi pour son inutilité
-Le début du jeu
-Un seul village, et pas super-fréquenté
-Voyage dans les airs beaucoup moins passionnant qu'escompté
-Quelques redites, forcément
-Impossibilité de commencer par le mode héroïque, le jeu est facilounet quand même
</td></tr></table>



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Graphismes : 17/20 :

Assez dur de noter entre le domaine technique et artistique, dans le sens ou Skyward Sword accuse parfois quelques faiblesses techniques, on notera aussi des grosses inégalités entre certains lieux et peut-être un léger manque de diversité. Mais nous ne pouvons pas non plus occulter l'ambiance magnifique que le jeu dégage. Entre maturité et couleurs chatoyantes, le jeu se distingue de ses prédécesseurs sur bien des points. L'univers de Skyward Sword en fera rêver plus d'un, et le jeu vous offrira plusieurs fois la possibilité de contempler certaines cinématiques ou même environnements de toute beauté. Insistons aussi l'effort qui a été fait sur Link, dont les émotions sont mieux retranscrites que d'habitude, le rendant beaucoup plus crédible.

Gameplay : 18/20 :

A moins de chipoter, il est impossible de reprocher quoi que ce soit au gameplay et à la maniabilité apportée par le Wiimotion +, dont Skyward Sword est définitivement le meilleur représentant. Répondant aux moindre gestes avec une excellente précision, le jeu devient très agréable à manier, faisant même partie des plus gros atouts que peut apporter Skyward Sword. Comme j'aime chipoter, on pourra dire que certains armes sont moins maniables que d'autres (les bombes notamment). Ce qui éloigne la note du 19, c'est le level design pour les deux premiers donjons. Trop linéaires, courts et sans fantaisies, on est un peu déçus alors que même Twilight Princess faisait mieux, il faut le dire. Parcourir les airs se révèle également ennuyeux. Heureusement, le jeu révèle son lot de surprises, comme les excellentissimes 'Psysalis' et les différents secrets liés aux trois terres que vous allez visiter durant tout le jeu.

Durée de vie : 17/20 :

Assez long, 30H seront nécessaires pour voir le bout de la quête principale, et sans trop forcer sur les quêtes annexes. Si vous voulez plus de challenge, tentez le mode héroïque qui doublera cette durée de vie, et cela en vaut la peine. Car en effet, malgré un gameplay plus complexe, le jeu reste dans l'ensemble facile. Notez qu'il est possible de rebattre les boss déjà faits, chose assez rare et appréciable dans un jeu de ce genre. Malgré le nouveau gameplay, le jeu reste facile en mode normal, à une ou deux exception près.

Bande-son : 17/20 :

Premier Zelda avec des musiques réellement orchestrées, il fallait du cran pour tenir tête aux musiques des autres opus jouées sans orchestre. Et pourtant les nouvelles musiques sont excellentes à vrai dire. Entre les thèmes épiques, sombres, et enchanteurs, l'ost se veut beaucoup plus percutante que dans les récents Zelda, et certains ne manqueront pas de vous donner des frissons. On notera le thème de Ghirahim, de Fay, et celui des airs qui vont sans doute rester dans votre esprit un bon bout de temps. Toujours pas de doublages, un choix discutable certes, mais qui s'inscrit dans la continuité de la série. Par contre, les thèmes non orchestrés se font littéralement occulter par le reste.

Scénario : 14/20 :

Loin d'être renversant pour le genre, Skyward Sword mise davantage sur la mise en scène et son ambiance que par le reste. Entre un Link assurément plus humain, de nombreuses scènes d'anthologie et des moments poétiques, voire bien larmoyants, le jeu transmet beaucoup d'émotions. On pourra faire quelques réserves sur le casting des personnages, notamment Fay, dont l'insensibilité et sa capacité à enfoncer des portes ouvertes finira peut-être par vous énerver au plus haut point. On pourra aussi être sceptique sur Ghirahim, et que certains nomment 'Gayrahim', mais qui porte à merveille son rôle de méchant avec sa folie qui rendra certaines scènes géniales. Un final donc mitigé, même si le jeu lève le voile sur certains points importants de la série, et qui donc plaira sans doute aux fans.

Conclusion : 17/20 :

<iframe width="200" height="200" src="http://s4.noelshack....0c7e995369.png" frameborder="0" style="float:left; margin-right:10px;"allowfullscreen></iframe>Loin d'être parfait, mais aussi loin de décevoir, Skyward Sword est l'épisode qui marquera la genèse de la saga, mais aussi la fin d'une console et l'apogée de son système de reconnaissance de mouvements. Entre les musiques orchestrales, l'ambiance magnifique et le gameplay jouissif, le jeu se montre plein de surprises qui étonnera les neophytes, mais aussi les nostalgiques des jeux cultes de la série. Certains le qualifient de best zelda ever, certains le dénigrent, mais au final, on s'en fiche car on demande juste de pouvoir jouer à un bon jeu Ce n'est sans doute pas un jeu parfait, mais Skyward Sword est devenu un opus incontournable à partir de maintenant. Ai-je besoin de vous le conseiller ?
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edit: tsssss j'avais fait une belle mise en page en html sauf que j'oubliais que le forum prenait pas ça en compte, je vais remplacer les éléments ne marchant pas sous peu


999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors

mercredi 31 août 2011 à 12:01

999: Nine Hours Nine Persons Nine Doors



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Genre: Aventure/Reflexion
Editeur: Spike
Développeur: Chunsoft
Date de sortie aux USA: 16 novembre 2010
N'est pas sorti en France
Musique: Ending


999 : Nine Hours Nine Persons Nine Doors est un jeu totalement inconnu par chez nous, et pour cause, le jeu est intégralement en anglais, n'a jamais été traduit, et comporte 80% de dialogues. Les habitués de la langue de Shakespeare n'auront par contre aucun mal à comprendre et à savourer ce titre, et comprendre l'anglais du jeu nécessite un bon niveau terminale. Oui c'est pas facile je sais, mais de toutes façons je ne conseille pas trop d'y jouer avant 16 ans, car le jeu contient tout de même des scènes assez macabres, pouvant marquer les âmes sensibles (comme la mienne en passant). Bref, que peut donc nous réserver ce petit jeu qui s'apparente à un roman interactif parsemmé d'énigmes, qui nous fait un peu penser à Another Code...


Seek a way out!

Décrire le scénario de 999 sans vous spoiler et en un paragraphe, c'est comme essayer de vous apprendre le Japonais en moins de 5mn, c'est impossible. Je vais tout de même tenter de vous faire une version courte. Vous incarnez Junpei, un adolescent qui se retrouve on ne sait comment enfermé dans une cabine d'un bateau, dont la sortie est bloquée par une porte portant un '5'. Se rappellant qu'il à été enlevé, il réussit à s'échapper de la cabine avant qu'elle ne soit complètement inondée. Junpei, sans comprendre quoi que ce soit, finit par arriver dans une grande salle luxueuse, et rencontre 7 autres personnes assez pressées. Il s'agit d'autres individus ayant été enlevés, pour des raisons encore inconnues. Les choses commencent alors à se compliquer lorsque Junpei voit arriver une 8ème personne, qui n'est autre qu'Akane Kurashiki, une amie d'enfance qu'il avait perdu de vue. Sans avoir le temps de discuter, une voix se fait entendre. La personne qui parle se fait appeler 'Zéro' et explique à tout les protagonistes qu'ils sont en train de participer à un 'jeu': le 'Nonary Game' , ils doivent s'échapper du bateau dans les 9 heures qui suivent, ou alors ils mourront. Pour survivre, ils devront trouver une porte avec un '9' marqué dessus. Début intéressant n'est-ce pas ?

Le scénario de 999 me fait penser à pas mal de références, une sorte de mix entre Saw et le film 'Le Poséidon' qui se passe également sur un bateau. Pour ceux qui ne connaissent pas ce film, on purra citer Titanic à la place du Poséidon. Sinon, l'histoire me rappelle étrangement une des premières enquêtes de Gosick (un animé récent centré sur des enquêtes), celle se déroulant sur un bateau. Bref, ce n'est peut-être pas la première fois que ce genre d'intrigue apparaît, mais c'est très intéressant de voir un scénario de ce genre sur DS. Et ce fut que le début. Car le soft intégre des petits éléments de science-fiction bien expliqués et détaillés qui existent déjà (j'ai fait des recherches, c'est même impressionnant), qui poussent le joueur à croire qu'il s'agit de quelque chose de tout à fait réel.

Pourtant, la vraie force du scénario est autre part. Entre le mystère de l'identité de Zéro, cachée jusqu'au bout, les fins alternatives qui te révèlent des indices, mais juste assez pour vous faire rager, des évènements troublants qui apparaissent dans l'histoire et qui mine de rien ont un lien avec l'intrigue principal, le comment du pourquoi de la présence de Junpei et d'Akane, tout ses événements auront leur réponse à la toute fin du jeu, après avoir joué avec vos nerfs ! Rebondissements et mystères sont les mots-clés de cette histoire que vous n'êtes pas prêts d'oublier, surtout si vous avez aimé des jeux comme Phoenix Wright ou encore Time Hollow. Chaque fin alternative est intéressante au niveau scénaristique, qui créent encore plus de questions qu'elles n'en résolvent. 999 est de très loin le meilleur scénario que j'ai pu voir sur DS, au delà d'un professeur Layton ou d'un Phoenix Wright. Bon, le jeu est en anglais, et un bon niveau est conseillé pour comprendre à fond toutes les subtilités du scénario, mais la traduction qui a été faite est incontestablement réussi et immersive, si bien que la narration est vraiment le fer de lance de l'ambiance.

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Malgré le fait que le jeu soit en anglais, la narration est excellente, fait plonger le joueur dans l'histoire. De ce fait il s'agit d'un des plus gros atouts de 999


Seek a door that carries a '9'

Le gameplay du jeu est assez simple, l'aventure se divisant en 2 parties : 80% de dialogues et 20% d'énigmes. Les phases de dialogues se déroulant sur les deux écrans, l'un pour les pensées du narrateur ou de Junpei, l'autre pour les discussions en temps réel avec les autres protagonistes de l'histoire. Un système assez plaisant vu que le joueur sera parfois dans la peau de Junpei, et que ses réactions feront parfois sourire, et que je trouve (personnellement) assez réalistes dans une situation de ce genre. Sinon il n'y a grand chose à dire des phases de dialogues sinon qu'elles alterneront avec les phases de 'Seek a way out', c'est à dire que vous devrez résoudre des énigmes pour sortir de la pièce ou vous trouvez pour progresser vers une autre. Du coup, coté énigmes, on remarque qu'elles sont assez originales et pas mal trouvées, bien différentes d'un Layton ou d'Another Code (lui avait des énigmes assez simples, mais utilisait les caractéristiques de la DS). A la manière du jeu que vous venez de citer, vous pouvez interagir avec le décor, pour chercher quelques indices ou objets permettants de débloquer la sortie. Il vous sera possible de fusionner vos objets à partir du menu pour en créer d'autres, rien d'original de ce coté mais ça vous permet de récupérer un indice crucial en général (par exemple, vous avez un couteau rouillé et un truc pour affuter, en fusionnant vous aurez un couteau qui pourra couper une corde récalcitrante).

Jusqu'içi rien de bien original, mais le plus intéressant, ce sont les notions qui apparaissent dans le jeu qui donnent une véritable identité au gameplay de 999. A commencer par la 'racine digitale' ou 'digital root' . Pour l'expliquer convenablement, il faut dire que chaque protagoniste à une montre indiquant un chiffre de 1 à 9. De plus, dans le bateau, nos protagonistes vont tomber nez-à-nez avec des portes verrouillées avec un chiffre de 1 à 9 marqué dessus. Pour les ouvrir, ils devront mettre leur numéro de bracelet dans un petit dispositif à coté de la porte et additioner les numéros de bracelet enregistrés pour avoir la 'racine digitale' équivalente au numéro de la porte. Par exemple, si la porte à un 5 marqué dessus  ils devront enregistrer le bracelet 2 et le bracelet 3 : 2+3= 5 . Si le nombre final est supérieur à 10 il faut additioner les deux chiffres composant le nombre , ainsi : 7+5+2=14= 1+4=5 ! Ainsi pour ouvrir chaque porte, ils devront se creuser la cervelle pour savoir quelles nombres pourront passer la porte. Eh oui, car c'est plus compliqué que ça, seules 3 à 5 personnes peuvent passer une porte...
L'autre notion que l'on retrouvera régulièrement au travers les énigmes est l'héxadécimal, les admins de forums doivent bien connaître ce terme car c'est un language informatique assez complexe. Il s'agit en fait d'un système de numérotation par base 16 (merci wiki!). Je ne vous ferais pas un cours dessus, mais cette notion apparaîtra souvent dans les énigmes, de même que le 'digital root', et sera bien expliquée pour que même un enfant puisse comprendre. Et il faut avouer que c'est original, après tout, de l'héxadécimal dans un jeu vidéo, c'est pas tout les jours qu'on en voit...



Le jeu contient des éléments de science-fiction déjà exploités (ice-9...). Pas mal de théories sont mise en avant dans cet opus, faisant malgré tout un ensemble très cohérent.


Unfortunately, that's the wrong answer...


Etant un jeu du même genre que Phoenix Wright ou encore Time Hollow, la durée de vie de 999 se veut assez courte pour finir une fois le jeu (encore que phoenix wright, il faut environ un peu plus d'une dizaine d'heure pour finir le jeu), environ 7-8 heures, qui se dévorent à une vitesse inouïe. Mais le jeu comporte 6 fins alternatives à débloquer, de plus à votre première partie, vous n'aurez fait qu 40% des salles !Eh oui, vous pourrez choisir entre différentes portes au fur et à mesure de l'histoire. Il reste donc encore 60% d'énigmes, des passages scénarisés et aussi important pour la compréhension du scénario. Sachant qu'il est impossible de débloquer la vraie fin dès la première partie, voire la deuxième, certains choix n'étant pas très évidents. On dépassera facilement la 15aine d'heures de jeu, vu que je conseille à tous de faire toutes les fins alternatives pour comprendre tout les aspects du scénario, puisqu'elles sont au service de celui-ci, scénaristiquement parlant. On pourra également refaire les énigmes du jeu à loisir avec une option du menu principal. Enfin, on appréciera le fait de pouvoir accélérer les dialogues déjà vécus en newgame+, permettant ainsi d'accéder plus rapidement aux parties inédites du bateau. Quand à la difficulté générale, on peut la situer dans la moyenne, les énigmes ne sont jamais évidentes, mais elles ne sont jamais insurmontables, et c'est aussi bien. On pourra parfois chercher assez longtemps dans la pièce un indice manquant alors que vous avez déjà toutes les pièces du puzzle avec vous. Certaines énigmes demandent même des notions dont vous avez entendu parler au début du jeu. Bien équlibré en somme.

Ah, la bande-son. Rien que la musique de l'intro, explicite, montre bien le peu de temps que vous avez pour vous échapper et décrit bien la situation dans laquelle vous êtes. Parfois stressants à souhait, parfois effrayants (comme l'ost 'Trépidation'), parfois émouvants, chaque thème remplit sa fonction et fait rentrer un peu plus le joueur dans l'ambiance du jeu. Les thèmes ne sont peut-être pas des œuvres d'art en soi, mais ils sont indissociables du jeu, et celui-ci leur doit beaucoup. Il n'y a pas de doublages, mais leur présence aurait peut-être rompu cette impression de solitude et d'impuissance face à certaines situations, et il faut dire que la narration remplit très bien son rôle de ce coté, on ne ressent donc pas ce manque de doublage a travers le jeu. Niveau bruitages, on saluera une présence assez marquée, car on aura quelques bruitages intéressants à travers le jeu, comme les bruits de la coque du bateau, les lourdes portes en acier qui s'ouvrent, les corps qui explosent, le sang qui gicle...(c'est pas vrai pour les deux derniers c'est juute pour vous faire peur è_è) , il faut dire que les bruitages sont assez immersifs malgré, il faut le dire, leur faible nombre. Cela n'empèche pas de faire de la bande-son de 999, une réussite.

J'avais eu assez peur en regardant le trailer, en voyant la tête des personnages, mais (comme quoi la première impression n'est pas toujours la bonne), j'ai été agréablement surpris par les graphismes du jeu. Un character-design très sympathique (personellement j'aime beaucoup Santa et Snake), doublé par un design général assez réussi sans être transcendant. Les décors semblent légérement se répéter vu la succession de plans fixes (Another Code avait le même problème, sauf que l'on pouvait se déplacer à la 3ème personne) et on à vu sans doute plus beau sur DS, mais cela n'empêche pas à 999 d'être un beau jeu. Je soulignerais la qualités de certaines images que l'on vera dans le jeu (notamment celles que l'on voit à certains 'moments-clés' du scénario). Enfin, chaque personnage à sa gestuelle, avec des petits mouvements qui les caractérisent et les rendent plus vivants (à la manière d'un Phoenix Wright). De bons graphismes dans l'ensemble.

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Le jeu alterne entre énigmes, scènes comiques, et scènes assez stressantes, comme par exemple la partie avec la chaise électrique, inutile de vous faire un dessin...


Atouts :

-Scénario passionant de bout en bout, parfois macabre, parfois hilarant.
-La fin magistrale
-Les musiques qui mettent bien dans l'ambiance
-La narration, moteur de l'ambiance du jeu
-Les personnages attachants
-Long pour le genre
-Les fins alternatives qui cachent bien leur jeu et qui constituent tout l'intérêt du jeu.
-Les élements de science-fiction pré-existants intégrés à l'univers du jeu.
-Enigmes assez originales, surtout avec la présence de l'héxadécimal, notion à laquelle il était difficile de s'attendre à voir dans un jeu pareil.


Points-noirs :

-Peut-être trop de mystères en suspension à la fin
-Une légère répétition des environnements
-Options de la DS rarement utilisées
-Il faut aimer le genre, après tout c'est 80% de dialogues...



Graphismes : 16/20 : Le character-design est très réussi, donnant une identité différente et attachante à tout les protagonistes de l'histoire. Les décors sont assez quelquonques, mais ils ont le mérite de nous mettre dans l'ambiance du titre. Certaines images qui vous seront montrées seront d'ailleurs marquantes, voire choquantes, vous rappellant que le titre n'est pas pour les enfants et que le scénario est mature. Des graphismes au service du scénario en somme.

Gameplay :16/20 : Difficile de donner une note objective à 100% dans la mesure ou le jeu est composé à 80% de dialogues. Les phases d'énigmes sont assez réussies, puisque qu'elles sont diversifiés, avec des énigmes assez originales parfois. Les capacités de la DS sont assez peu exploitées dans ce jeu, à l'exception d'une énigme (qui est juste énorme). Point important : le jeu fait appel à des principes que l'on aurait jamais pensé voir dans un jeu de ce type, comme l'héxadécimal(je suis sur que ça doit en étonner quelques-uns). Enfin, il est également possible de faire passer els textes rapidement après que l'on ait fini le jeu une première fois, ce qui ne marchera que pour les moments que vous avez déjà vécu. Une option bien pratique pour éviter de perdre du temps à chercher toutes les fins.

Durée de vie :16,5/20 : Ceux qui finissent 999 une seule fois sont loin d'être en mesure de comprendre ma note. Certes vous pouvez finir une première fois le jeu avec environ 7 heures de votre temps, mais pour faire toutes les salles, il faut obligatoirement faire le jeu 3 fois, pour la bonne fin il faut avoir fini le jeu au moins 2 fois. Et avoir chacune des différentes fins n'est absolument pas une quête rebutante, car chaque fin vous fait enrager en donnant des petits éléments sur le mystère qui englobe 999 .

Bande-son : 17/20 : Moteur de l'ambiance du jeu, la bande-son se veut souvent oppressante, parfosi terrifiante, et même malsaine. Les différents thèmes ne resteront pas dans les annales mais ils sont adaptés au scénario et collent parfaitement bien à l'univers du jeu tout en le renforcant. Les bruitages sont assez déstabilisants, puisque nous pouvons par exemple entendre les bruits de la coque du bateau, le grincement des portes qui s'ouvrent...Je dirais même qu'a cause de cette bande-son, je vous déconseille de jouer à 999 tard la nuit...

Scénario : 19,5/20 : Je n'ose pas mettre le 20 à cause de certains mystères qui persistent à la fin du jeu et dans l'espoir de voir un scénario encore meilleur dans l'avenir, mais autrement, il s'agit du meilleur scénario sur DS ayant jamais existé à ce jour (et j'ai pourtant joué à pas mal de jeux sur DS). J'avais pourtant acclamé Ghost Tricks et Shin Megami Tensei pour la force du scénario mais 999 les enterre. Passionnant de bout en bout, parfois stressant, parfois hilarant, le scénario nous offre une ambiance jamais vue sur DS et risque de vous chambouler une fois la vraie fin terminée. Le coup de maître de ce 999 est la gestion des fins alternatives au service de la vraie fin, et de ces fins alternatives elles-mêmes qui sont impressionnantes, rageantes, et qui épaississent encore plus le mystère tant qu'on a pas eu le fin mot de l'histoire. Chapeau bas. PS : Saluons aussi le travail remarquable des traducteurs, qui nous offrent des descriptions excellentes, pour peu que l'on soit habitué avec l'anglais.

Note finale : 19/20 : J'ai pour l'instant seulement mis un 19/20 pour Okami, c'est pour cela que j'élève également 999 à son niveau en tant qu'expérience bouleversante et sans faute. Avec un scénario mené de bout en bout de main de maître (et même bien après la fin), une ambiance qui risque de vous marquer pendant très longtemps, accompagné d'une bande-son excellente, 999 sera sans doute une expérience inoubliable pour certains. Un jeu que je conseille absolument, et auquel vous vous devez de jouer. Beaucoup demandent une suite, dont moi, mais les miracles, ça n'existe pas...


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Luminous Arc

mercredi 29 juin 2011 à 10:46

Luminous Arc



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Support: Nintendo DS
Genre: Tactical-RPG
Editeur: Marvelous Interactive
Développeur: Image Epoch
Date de sortie européenne: 19 octobre 2007
Date de sortie française: N'est jamais sorti en France




Premier opus d'une trilogie inconnue par chez nous, cette série ressemble à première vue à un certain Final Fantasy Tactics Advance. Tactical-RPG au tour par tour, ambiance assez joyeuse et graphismes égayés, on pense tout d'abord que ce jeu n'a pas vraiment de surprises à nous réserver. Personnelement, ayant vu la présence d'Atlus dans l'intro après avoir joué à Shin Megami Tensei et Etrian Odyssey, je m'attendais à ce que Luminous Arc tienne toutes ses promesses. Certains critiqueront sans doute qu'il s'agit encore d'un RPG que je teste, mais qu'en est t'il du jeu en lui-même?

'Protect the Light, Condemn the Dark!'
 
Après une intro que je qualifierais de sublime, une musique tout aussi belle suivie d'un thème de l'écran-titre tout aussi efficace, le jeu nous plonge directement dans l'histoire.
'Protect the Light, Condemn the Dark' sera sans doute la phrase que vous entendrez sans doute le plus souvent dans le jeu, et pour cause, ce sera le centre même de l'histoire. Incarnant Alph , jeune épeiste sous le commandement d'Heath, chevalier reconnu pour sa force et sa gentilesse, l'histoire va très vite tourner autour d'un conflit entre le bien et le mal, avec des rebondissements, du suspens, et de l'amour !!! Bon j'exagère sans doute un peu, mais il y a un peu de vrai. L'histoire est en elle-même très classique, allant même jusqu'à accumuler cliché sur cliché. Mais la principale attraction de ce scénario, c'est bien l'intrigue romantique entre Alph et Lucia, la jolie protagoniste de l'histoire. Sans en dévoiler les détails, la relation entre les deux héros est décevante, parfois même risible tellement on pouvait s'y attendre. J'utilise peut-être un vocabulaire assez direct et subjectif, mais la vérité est là. Après, les habitués et les fans de ce genre de scénario classique à l'eau de rose aimeront sans doute le scénario de Luminous Arc, mais c'est tout de même un point à sanctionner, car les RPG's sont nombreux sur Nintendo DS, et ne se démarquent que ceux qui proposent un scénario original.

Cependant, si le scénario présente quelques failles, il faut relativiser en parlant des personnages qui sont tout de même très attachants : Nikolaï le savant qui tombe amoureux dès qu'il voit une sorcière arriver, Vivi la sorcière de l'air qui a la flemmardise pour principale caractéristique, et d'autres...On peut également constater que malgré l'univers qui peut sembler simpliste à première vue, celui-ci est assez travaillé notamment par de nombreuses informations que l'on pourra récupérer dans les bibliothèques au cours du jeu, permettant aussi de mieux comprendre les relations entre personnages. D'ailleurs, en parlant de personnages, leurs relations peuvent également évoluer, cela peut faire penser à Fire Emblem : Blazing Sword où les dialogues entre personnages peuvent faire évoluer leurs relations. Dans Luminous Arc, à la fin de chaque combat, vous pourrez discuter avec le personnage de votre choix et lui répondre à partir d'un QCM certes aux réponses un peu aléatoires, mais permettant de renforcer les liens entre protagonistes, pouvant les renforcer lors des combats. De quoi tenir le joueur en haleine jusqu'à la fin donc...

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Les flash-points, rare originalité du jeu, permettent de déclencher de puissantes attaques, les Flash-drives.


I love Witches!

Pour ceux qui ne voient absolument pas de quoi je parle, les combats de Luminous Arc se déroulement sur une mini-carte ou le joueur déplace ses personnages au tour par tour.Le gameplay en lui-même rassemble les éléments classiques d'un Tactical-RPG, à commencer par les techniques que l'on acquiert au fur et à mesure de l'évolution du personnages, les attaques à distance, rapprochées...Personnages qui sont d'ailleurs complémentaires, au nombre de 12 et qui ont des caractéristiques bien différentes, ce qui vous permet une relative personalisation de votre équipe. Les armes peuvent s'acheter dans les magasins que l'on peut accéder sur une carte du monde qui simplifie les déplacements. Au départ on serait tenté de dire que Luminous Arc ne prend aucun risque et ne va pas dans l'originalité, et ils ont a moitié tord. Parmi les quelques originalités du gameplay on peut noter l'apparition de Flashpoints, ou FP, qui servent à activer des attaques spéciales qui sont généralement bien puissantes comparées aux autres coups des personnages, ces flash-points peuvent être acquis grâce à certains items, ou selon les actions que vous accomplissez à chaque tour, sachant que plus vous avez de FP, plus votre attaque sera puissante, il conviendra donc de garder en réserve ces précieux points pour les utiliser contre un boss récalcitrant, boss qui finiront au fur et à mesure de l'aventure par avoir de plus en plus de FP dès le début du combat, pouvant ainsi détruire votre équipe dès les premiers tours...

Excepté ces petites nouveautés, Luminous Arc n'a absolument rien de nouveau par rapport au genre, et souffre de défauts qui peuvent vite être frustrants, à commencer par les combats aléatoires trop nombreux, et inévitables. En effet, pour vous rendre à un certain point de la carte, vous devrez passer par certains territoires, et en y passant, il peut y avoir une escarmouche, vous forcant à sortir les armes. Le fait qu'on ne puisse pas éviter ces combats est assez gênant, plombant un peu le rythme du jeu. On pourra également parler de quelques problèmes de caméra, puisqu'il est impossible de tourner la caméra pour voir le combat sous un autre angle. Et il suffit que le relief vous bloque la vue pour se demander comment les développeurs ont fait ne pas mettre une option pareille. Excepté ces deux défauts et une certains répétitivité dans les combats, on prend quand même du plaisir à y jouer, même si le tout n'est pas très original et souffre de petites imperfections.


La vidéo d'intro est tout simplement superbe et est accompagné d'une musique tout aussi belle.


Un bon RPG, ni plus ni moins.

Le fait que le compositeur des ost de Chrono Trigger, Yasunori Mitsuda, soit aux commandes de la bande-son de Luminous Arc ne pouvait présager que du bon. C'est pourquoi on sera légèrement déçu du résultat qui n'égale pas le cultissime RPG. Et de loin. Certain thèmes sont assez répétitifs et vous forceront à couper le son tant ils finiront par vous casser les pieds. Cependant d'autres thèmes sont assez agréables à l'écoute, comme le thème de Vanessa, ou encore l'ost 'Ancient Myth' de même que les excellentes musiques qui accompagnent l'introduction et l'écran-titre. Les bruitages sont assez discrets. Le résultat est donc au final assez mitigé, mais c'est sans compter un point de la bande-son qui mérite notre attention.
Car certains vont évidemment râler en sachant que les doublages japonais ne peuvent pas être choisis dans Luminous Arc, eux-mêmes excellents. Mais il faut avouer que les voix anglaises sont également très bonnes, pour un résultat étonnant. Le jeu n'est pas intégralement doublé, mais les scènes importantes le sont. Difficile de faire une approximation, mais les doublages sont finalement assez nombreux. Certains personnages sont vraiment bien doublés et c'est parfois le doublage au lieu du texte qui vous fera sourire, tant il colle particulièrement bien au caractère des protagonistes. Ainsi Vivi a une voix lente et douce qui colle très bien à son envie de ne rien faire, et l'amour de Nikolaï pour les sorcières est très bien représenté au travers de son doublage, je n'en dirais pas plus ! Au final, la bande-son est finalement un bon point du jeu, même si certains thèmes peuvent être lassants.


Quand on regarde l'aspect des combats de Luminous Arc, on pense à un FFTA/A2, mais la comparaison s'arrête là. Les effets des sorts sont plutot bien réussis et le jeu est dans l'ensemble très agréable à regarder, même si les environnements peinent à se renouveler. Le character-design est irréprochable, très japanisé, les personnages ont tous un design qui les rendent attachants, tout personnages confondus, même si le soft de permet d'en rajouter un peu en n'hésitant pas à attirer l'attention du joueur sur certains 'atouts féminins' des héroïnes (il suffit de voir l'intro pour s'en rendre compte …). La cinématique d'intro est une des plus belles qu'il m'ait été de voir sur Nintendo DS. On regrette cependant de voir le peu de cinématiques dans le jeu, dommage puisqu'on pouvait alors être optimiste au vu de l'introduction. Par contre les cimématiques sont remplacées par des atworks de toute beauté. Difficile de reporcher quoi que ce soit aux graphismes de Luminous Arc, si ce n'est le manque de diversité des décors.

Le jeu se termine en 20h, ce qui est assez moyen pour un RPG même si on reste dans la limite du correct, car on peut accéder au blind-test et avoir un new-game +, qui en plus de débloquer un nouveau donjon, permet de pouvoir booster les relations entre les personnages, qui n'ont forcément pas été optimisées dans la première partie, au vu de la dose de hasard dans les réponses des QCM. La durée de vie totale est correcte. De plus, on ne verra pas le temps passer bizarrement, puisque l'action progresse assez vite. La difficulté est quand à elle assez bien dosée tout au long du jeu. Quelques séances de levelling seront au rendez-vous mais occasionellement. Les boss sont assez redoutables et se démarquent bien des combats normaux, plus facile. L'équilibre de jeu est donc au rendez-vous. Le jeu est accessible aux novices sans être trop facile, ni insurmontable, et c'est l'essentiel.

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Au final, Luminous Arc est un RPG tactique classique, mais assez sympathique.




Ses atouts:

-Ses personnages bien réalisés et attachants
-Les graphismes jolis et mignons dans l'ensemble
-Les doublages de bonne qualité
-Quelques bonnes idées (FP, intermissions...)
-Difficulté accessible sans être trop facile

Ses points noirs:

-Peu d'originalité
-Des failles dans le gameplay
-Le scénario bateau et prévisible
-Certaines musiques et combats répétitifs.



Notation détaillée:

Graphismes: 16/20: Le character-design est incontestablement réussi et agréable à l'oeil (attention il n'y aucun sous-entendu dans ce que je viens de dire!). La séquence d'intro est vraiment jolie et les graphismes généraux du soft sont bons dans l'ensemble et dans la veine d'un Final Fantasy Tactics, même si les environnements paraissent un peu trop semblables, sauf dans la dernière partie du jeu. On aurait cependant apprécié de voir plus de cinématiques, étant donné la qualité de l'intro, et la très courte cinématique de fin. Quel dommage!

Gameplay: 14/20: Le jeu contient de bonnes idées (les intermissions par exemple, ou encore les coups spéciaux et les personnages aux capacités bien différentes), mais souffre de quelques défauts frustrants et ne dépasse pas au final les références en la matière. Il est dommage de ne pas pouvoir déplacer la caméra lors des escarmouches, car le relief du terrain peut parfois fausser votre regard et embrouiller un peu la partie. De même, les parties aléatoires qui se déclenchent les ¾ du temps lorsque vous faites des allers-retours sont très fatiguant à force. Enfin, malgré les bons éléments que j'ai cité plus haut, le jeu n'offre pas beaucoup d'originalité par rapport au genre.

Durée de vie : 15/20 : Il vous faut à peine 20 heures pour finir Luminous Arc, et sans trop forcer. C'est un peu court, dirons-nous. Malgré ça on aura l'impression que le jeu est plutôt long, au vu du temps à prendre pour certains combat, et les 25 chapitres du jeu font que l'on ne ressent pas la relative courte durée du jeu. Heureusement, les joueurs pourront se raccrocher au blind-test et autres bonus le jeu fini, et profiter d'un new-game plus que permettra de débloquer un nouveau donjon, ainsi que de pouvoir développer un peu plus les relations entre protagonistes. Rien à redire au niveau de la difficulté, c'est bien dosé. Même si le jeu paraît être un peu trop facile, même si quelques séances de levelling seront de la partie.A noter également la présence d'un mode wi-fi, permettant de jouer à plusieurs mais assez anecdotique.

Bande-Son : 14/20 : Pas évident de reconnaître le compositeur des musiques de chrono trigger à travers les Ost de ce Luminous Arc, et il est clair que le tout est assez hétérogène. Pas de musiques mauvaises, ni incroyables, même si certains thèmes sont au dessus du lot. On fait rarement attention aux ost excepté quelques-unes (thème de Vanessa, ou le thème de l'écran-titre), donc un peu déçu de ce coté. En revanche les doublages anglais sont vraiment pas mal, et nous plongent vraiment bien dans l'histoire et mettent bien en relief le caractère des personnages (Nikolaï, Vivi!!!).

Scénario : 13/20 : Difficile de faire plus naïf, les héroïnes sont le principal intérêt du jeu, le héros étant peu attachant, doublé d'un charisme quasi-inexistant. La relation entre les deux protagonistes passe par la plupart des clichés possibles. Le dénouement de cette relation est décevant, et prévisible. Cependant on peut rattraper le scénario avec quelques personnages intéressants (Heath, Lucia, Nikolaï) et l'univers du jeu pour rendre le tout plus intéressant à suivre.

Note générale : 14/20 : Jeu sans prétention, Luminous Arc est certes prévisible, mais il n'en demeure pas moins un bon Tactical-RPG, certes en dessous de Disgaea et de FFTA2 : Grimoire of the Rift. Néanmoins, il s'agit d'un premier opus sympathique, apportant un petit moment de détente dans votre ludothèque DS. En espérant que le second opus soit plus riche en doublage et accompagné d'un scénario un peu moins bateau.



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Shin Megami Tensei : Strange Journey

lundi 13 juin 2011 à 20:34

Shin Megami Tensei : Strange Journey


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Ah…On s’énerve parfois quand on sait qu’une petite perle du jeu vidéo nous passe sous le nez sans jamais sortir en Europe. L’avantage, c’est que du coup on en entend moins parler, mais on passe à coté d’une nouvelle expérience de jeu. Heureusement certains jeux se décident a pointer le bout de leur nez, comme Inazuma Eleven. D’autres restent confortablement installés, nous narguant encore et encore…C’est le cas de Shin Megami Tensei, série peu connue du fait de sa non-localisation en Europe. C’est bien dommage car les bons donjons-RPG se font rares, et surtout du type de Shin Megami Tensei. Gros plan sur un RPG sombre et spécial, mais tout aussi envoutant.



2012 approche !


L’histoire se déroule de nos jours, quand une équipe de scientifiques remarque une instabilité au niveau de l’antarctique. Au fur et à mesure, cette instabilité se transforme en un énorme globe dont on ne sait rien, mais qui s’étend de plus en plus vite et qui menace de s’étendre sur la terre entière. Cette zone sombre et inquiétante sera nommée la Schwarzwelt (‘Le monde noir’ en français). L’armée décide alors d’envoyer des troupes suréquipées pour déterminer les caractéristiques de cette zone et comment la détruire. Cependant la situation change radicalement quand les ¾ de l’armée est portée disparu et que votre vaisseau, seul à l’intérieur de la Schwartzwelt, détecte des signes de vie. S’engage alors un véritable conflit pour la survie de l’humanité si étrange et sombre que vous n’en ressortirez pas indemne. En effet la Schwarzwelt est habitée par des démons, tout plus redoutables les uns que les autres, et il vous faudra beaucoup de courage pour espérer vous sortir des cette situation désespérée.

Je pourrais passer des heures a vous parler du scénario de Shin Megami Tensei, tout d’abord parce qu’au travers de ses allures de scénario bateau (eh oui la fin de monde c’est un peu du déjà-vu), l’histoire est étonnamment développée , avec des personnages mines de rien charismatiques, des références mythologiques a foison, une philosophie sur l’humanité déroutante, et 3 fins différentes en fonction de votre affinité avec les membres de l’équipage : affinité qui aura également une place dans les combats. Contrairement a son cousin Etrian Odyssey, qui lui avait une trame scénaristique quasi-inexistante, Shin Megami Tensei vous offre sur un plateau d’argent un scénario travaillé, passionnant, et mature. D’où l’avertissement figuré sur la boîte (12+ tout de même) : même si c’est en anglais, certains mots ou certaines scènes sont choquantes et peuvent mettre vos nerfs a rude épreuve, car avec son ambiance terriblement sombre, il s’agit d’un jeu également stressant. NB : le jeu est en anglais, aussi, pour une bonne compréhension du scénario, je pense qu’un niveau lycée est suffisant, surtout si l’on a déjà joué a un jeu vidéo en anglais, de plus les situations sont très explicites et il est possible de comprendre la trame principale sans problème.

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Voiçi la Schwarzwelt, au moment ou l'action se déroule elle ne recouvre que l'antarctique, mais va finir par tout engloutir si vous échouez...



C’est le prélude à l’ouverture des portes de l’enfeeeeeer !

Un autre point très important et que je n’aurais pas cru vraiment important dans ce genre de jeu : la bande-son : autant le dire tout de suite, les bruitages son corrects. Mais je vais m’attarder sur les musiques en elle-même : car il s’agit là d’une des meilleures bandes-son de la DS. Ce ne sont pas forcément des morceaux agréables à l’oreille. Mais ils instaurent l’ambiance oppressante. On ne peut le nier : Shoji Meguro, le compositeur a fait içi un travail remarquable. On note une présence importante des voix dans la majorité des morceaux, mais pas pour rendre le morceau beau : pour le rendre encore plus terrible et sombre, car l’ambiance elle-même en devient maléfique, ça tombe bien car l’on est dans un monde de démons. Heureusement Shoji Meguro ne s’arrête pas là, car au délà de tous les morceaux oppressants on peut trouver de véritables œuvres épiques, notamment les Battle thèmes ; oui, TOUT les battles thèmes sont une véritable réussite, a tel point que l’on se demande si les thèmes sont à leur place (exemple : le battle thème a des allures de boss thème, et le boss thème lui-même à des allures de final boss battle thème…). La DS peut encore réserver de très bonnes surprises.

Nous sommes dans la matrice…


Du coté des graphismes on n’est pas en reste non plus : comme il s’agit d’un Donjon-RPG à la ‘Etrian Odyssey’ , vous dirigez votre personnage à la première personne. Les graphismes en 3D sont très réussis et très agréables, mais étonnant (pour une raison liée au scénario qui pourra être découverte si vous tenez à le savoir et si vous n’avez aucune chance de jouer a jeu un jour….). Les personnages sont bien faits (excepté votre héros, un peu moins charismatique…). Votre regard sera automatiquement focalisé sur l’ambiance générale du jeu, très sombre, voire ténébreuse, que l’on peut rapidement croire que l’on est en enfer. Quoi qu’il en soit le jeu étonne également sur ce critère, pas forcément avec une réalisation exceptionnelle, mais en totale adéquation avec le reste du jeu. Enfin, le bestiaire est très fourni et les créatures sont très bien réalisées, chacune d’entre elles ayant sa propre identité.

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Le bestiaire est très diversifié, on trouve des créatures étranges, horribles, d'autres parfois comiques, et d'autres séduisantes....



Ami-ami avec les démons.

Le système de jeu de Shin Megami Tensei repose sur un objet qui vous sera essentiel durant toute votre aventure : votre Demonica. Le Demonica, c’est votre combinaison ultramoderne qui vous permet de survivre dans la Schwarzwelt (eh oui, il n’y a pas d’oxygène). Avant tout une combinaison de combat, ce Demonica va s’enrichir de nouvelles fonctionnalités tout au long de votre aventure. A commencer par le’ Demon Summoning Programm’ (le programme d’invocation de démons) : cet étrange programme qui vous sera envoyé par on ne sait qui va vous permettre d’invoquer vos propres démons pour qu’ils combattent à vos cotés. Jusqu'à 3 démons peuvent combattre avec vous en même temps. Ces démons, vous les recrutez ‘in situ’, sur le champ de bataille lui-même, en parlant avec les démons que vous voulez recruter ! Evidement cela n’est pas si simple que ça, car certains démons seront réticents à venir s’allier à vous. S’enclenche alors une négociation avec le démon pour qu’il puisse rejoindre vos rangs, mais prenez garde à ne pas dire quelque chose de blessant à son égard, sinon vous le regretterez…Au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu, vous obtiendrez deux autres moyens d’invoquer des démons : la fusion et les mots de passe (si vous voulez trichez un peu…). Vous pourrez combiner deux démons pour en créer un autre encore plus puissant (nb : il existe également des monstres pouvant être invoqués par fusion spéciale, mais il s’agira alors de boss, donc de précieux atouts !).

Cependant il ne s’agit là que de l’utilité principale du Demonica. Par ailleurs votre combinaison pourra déclencher d’autres programmes, programmes que vous pourrez avoir en combattant les boss ou en récupérant une certaine espèce de ‘Forma’ : il s’agit là de la matière existante dans la Schwarzwelt aux propriétés diverses que vous pourrez récolter dans les donjons. Cette ‘Forma’ recueillie et apportée aux ingénieurs pourra être transformée en de nouveaux programmes pour le demonica : déverrouillage de portes blindées, détecteur de forma, détecteur de passages secrets et autres mécanismes utiles. D’autres items d’aide pourront être achetés sur le vaisseau (qui est d’ailleurs votre base durant tout le jeu), vous pourrez vous soigner, sauvegarder et acheter des armes pour votre personnage, et des aptitudes spéciales (comme régénération de points de vie, augmentation des chances de réussite lors des négociations, etc.). Finalement le gameplay de Shin Megami Tensei se révèle être efficace, original et accrocheur. Cependant il n’est pas irréprochable…Car contrairement à son rival Etrian Odyssey (comment ça ‘encore lui’ ?) ou le joueur pouvait dessiner lui-même la carte du donjon, ici vous n’avez aucune incidence sur la carte. A chaque fois que vous marchez sur une case, elle s’affiche automatiquement sur votre map : et c’est bien dommage car pour avoir une carte complète, il vous faut marcher sur les cases handicapantes (sommeil, poison…) Dommage car ce point noir demeure la seule faiblesse de ce gameplay solide.

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N'hésitez pas a retourner sur le vaisseau pour rapporter la Forma que vous avez trouvé, ou même pour acheter des objets de soin.



3 chemins, trois vies, trois destinées.


Au niveau de la durée nous ne sommes pas en reste, puisque le jeu vous propose pas loin de 50 heures de jeu pour terminer l’aventure une première fois (ce qui est la moyenne dans un donjon-RPG, moins qu’Etrian Odyssey cependant, qui avoisinait la centaine, voire la cent-cinquantaine d’heures), toutefois le jeu bénéficie d’un newgame + et de 3 fois différentes qui valent toutes la peine d’être vécues (car cela ne se limite pas à la fin, mais a toute une partie du scénario), ce qui triple votre durée de vie, voire quadruplée si vous vous efforcez de collectionner les démons et les fusions, ce qui au final revient a une durée de vie égale voire supérieure à Etrian Odyssey premier du nom. La difficulté est très bien dosée, ce qui vous permet de ne pas rester bloqué pendant des heures (par contre il y aura toujours un peu de levelling, y’a quand même du challenge). Les combats contre les boss sont très longs, stressant, mais jamais insurmontables. Une difficulté au poil qui n’exclue pas le challenge.
Notation :

Graphismes : 17/20 : Les personnages ont bien faits (sauf le héros), mais les environnements sont déroutants et liés au scénario, l’ambiance du jeu est vraiment unique en son genre. Les graphismes confèrent une ambiance stressante, sombre et même terrifiante. Le design des monstres est très diversifié et fait très sérieux, se permettant quelques libertés (Jack Frooooost !)

Jouabilité : 16/20 : Le Demonica regorge de fonctionnalités pratiques, les systèmes d’invocations de démons est surprenants (les fusions...), certaines fonctionnalités pouvant être utilisées sur le terrain, on a l’impression que le tout est très moderne. Cependant il est impossible de dessiner soi-même la carte, obligeant a passer au moins une fois sur les cases handicapantes pour pouvoir avoir une carte complète. Si le gameplay est moins détaillé qu’Etrian Odyssey, il est cependant plus diversifié et ouvre d’autres possibilités.

Durée de vie : 17/20 : 3 fins différentes, chacune exigeant 50 heures de jeu pour y arriver, ajoutez à cela la possibilité d’asservir tout les démons et vous avez une durée de vie avoisinant la cent-cinquantaine d’heure, une durée de vie très satisfaisante, surtout pour un donjon-RPG. La difficulté est très bien dosée, si bien que l’on est rarement bloqué a un boss ou a un niveau, on aurait peut-être aimé une meilleure répartition des centre des sauvegarde et de soins, en clair, un level-design un peu plus affiné.

Bande-son : 18.5/20 : J’ai longtemps hésité, mais je me suis décidé sachant que la bande-son est le moteur de l’ambiance du jeu, terrifiante et attisant la curiosité à la fois, la bande-son de Shoji Meguro est une excellente surprise, faisant partie des meilleurs que l’a DS ait compté à ce jour. Croyez-moi vous n’avez jamais entendu de pareils morceaux sur DS. Les bruitages, qui sont corrects, contribuent également à l’ambiance générale.

Scénario : 17.5/20 : Sous ces allures de scénario catastrophe, celui-ci se révèle être passionnant, approfondi, et parfaitement maitrisé. Mixant des éléments de toutes les mythologies au travers du bestiaire, et se paie même la luxe d’aborder une des réflexions des plus actuelles sur une bête assoiffée de pouvoir : l’homme. Et même si c’est en anglais, on arrive à comprendre les grandes lignes, et cela vous fait réfléchir. Le fait de pouvoir choisir entre 3 fins différentes en fonction de l’alignement du personnage principale est un vrai plus.

Note finale : 18/20 : Que c’est dommage…que c’est dommage que ce jeu ne soit jamais sorti chez nous, passant sous le nez de tellement de joueurs…Si vous ne l’avez pas assez remarqué durant ce test, le principal atout de Shin Megami Tensei : Strange Journey, réside dans son ambiance. Le thème principal ne conviendra peut-être pas à tout le monde, étant assez mature. Mais vous allez voir le monde d’un autre œil maintenant…A essayer évidemment.



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