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Legend of Mana

  • Date de sortie (USA) : 1999
  • Plate-forme : Playstation
  • Genre : RPG
  • DĂ©veloppeur : Squaresoft
  • Editeur : Squaresoft
  • Langues : Anglais uniquement
  • SpĂ©cial : Jouable Ă  2 !

INTRODUCTION ET SCENARIO


Renommé à l’occasion de sa sortie aux Etats-Unis, Legend of Mana n’est autre que le benjamin (si l’on excepte l’épisode GBA éponyme) de la célèbre série Seiken Densetsu. Contrairement au second opus (Secret of Mana, sorti sur SNES), il n’atteindra malheureusement jamais le continent européen.
La version américaine permet heureusement d’éluder le problème par le biais de l’import, avec une restriction de taille toutefois: le niveau de langage utilisé dans le jeu passe allègrement du familier au soutenu, et une excellente maîtrise de l’anglais est donc requise sous peine de passer à côté des nombreuses subtilités du scénario. Ce dernier est très original, et pour cause : il n’y en a pas. Ou plus exactement, il ne consiste qu’en une multitude de quêtes qui, par leur corrélation plus ou moins évidente, finiront par former une trame scénaristique tout à fait viable. J’avoue que cette définition est un peu vague, mais l’agencement de l’histoire l’est tout autant. Jugez plutôt : l’aventure débute dans la demeure d’une jeune demoiselle (dont le nom n’est pas prédéfini); elle est accueillie sur le palier par une étrange créature qui lui remet deux objets (des artefacts) en lui disant qu’elle pourra s’en servir pour bâtir son propre univers selon ses désirs. Lorsqu’il se trouve sur la carte du monde, le joueur doit effectivement choisir où placer ces objets, et une fois utilisés, ces derniers prendront l’aspect de zones qu’il lui faudra alors explorer afin de trouver et d’accomplir les quêtes sus-citées, dans le but d’obtenir d’autres artefacts synonymes de nouveaux lieux; le principe sera le même jusqu’au terme du jeu, d’où un déroulement un peu atypique qui peut déboucher sur deux sentiments : celui d’être abandonné en pleine nature, ou au contraire de bénéficier d’un grand contrôle sur l’histoire puisque chacun peut remplir les objectifs dans l’ordre qu’il souhaite.

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Le positionnement des artefacts peut avoir une incidence sur certains évènements et permet de créer une histoire unique. En plus de leur indéniable originalité d’aspect, les graphismes sont hauts en couleurs et confèrent au jeu une apparence très enfantine.

DEVELOPPEMENT


Marginal sur le fond, Legend of Mana l’est tout autant sur la forme: le souci du réalisme n’a pas sa place dans cet univers fortement inspiré des contes de fée, dans lequel les villes sont majoritairement peuplées d’animaux et les situations rocambolesques, voire cocasses, sont légion sans jamais virer à la niaiserie pour autant. Les choix graphiques soulignent parfaitement ce côté féerique en offrant des décors très éthérés et gorgés de couleurs vives et chatoyantes (merci le pré-calculé). Rien à redire non plus sur la variété des environnements, chacun des 27 lieux du jeu (grottes, villes, forêts...) proposant une ambiance qui lui est propre. Les boss sont incontestablement le point d’orgue de cette réussite visuelle: ils sont pour la plupart immenses, occupant parfois presque la moitié de l’écran, et bénéficient d’un niveau de finition très impressionnant (marque d’une 2D bien maîtrisée ). Les effets qui ponctuent les combats sont magnifiques, les animations sont impeccables et pour couronner le tout, aucun ralentissement ne vient jamais perturber les affrontements... Le jeu ne souffre au final d’aucune faiblesse technique. Comme quoi, originalité et qualité ne sont pas forcément incompatibles.

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Les boss sont vraiment très réussis et c’est tant mieux, car ils sont aussi extrêmement nombreux (quasiment un pour chaque quête). L’argent, les cristaux d’expérience (en bleu surl’image) et les objets doivent être ramassés directement sur le terrain au terme des combats.


Mais elles peuvent parfois l’être: la preuve avec le système de combat qui constitue la troisième curiosité du jeu. Il n’y est pas question de tour par tour mais d’un système très similaire à celui d’un beat’em all (en plus évolué bien sûr). Il s’articule autour de quatre types d’actions attribuées directement aux différentes touches de la manette : les attaques (une de base et une plus puissante), les mouvements spéciaux (deux d’entre eux doivent être choisis dans une longue liste: saut, contre-attaques...), les techniques spéciales (qui s’apprennent en fonction du type d’armes utilisées et des mouvements spéciaux choisis) et les magies (uniquement offensives). Il est possible de se soigner par l’intermédiaire d’objets ramassés à la mort des ennemis ou tout simplement en restant immobile sur le champ de bataille. L’avantage de ce système: il confère au jeu un aspect très dynamique et nerveux. Malheureusement les inconvénients sont majoritaires: il manque clairement de profondeur à terme car les affrontements virent systématiquement au martelage des deux boutons d’attaque (les magies et techniques spéciales manquant de puissance) ; de plus, le jeu ne tolère aucune erreur de positionnement et il est fréquent de brasser l’air en voulant placer un coup, ce qui s’avère très frustant; enfin, le joueur ne contrôle qu’un seul des protagonistes et l’aspect stratégique s’en voit réduit à néant... à moins de confier le second personnage (contrôlé par défaut par une IA très efficace) à un autre joueur! Eh oui, fait rarissime dans un RPG, toute l’aventure peut se jouer en coopération (il est cependant possible de revenir en mode un joueur à tout moment), et les combats deviennent alors beaucoup plus intéressants car une bonne entente sur le terrain nécessitera au préalable une concertation efficace. A noter la possibilité d’introduire un troisième belligérant grâce à la chasse aux oeufs (!); une fois capturés, ces derniers écloront et dévoileront un animal (de type bête, aquatique...) qu’il faudra élever, nourrir, et accessoirement emmener dans ses périples.

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Bien qu’un peu faibles, les animaux domestiqués apportent un soutien toujours bienvenu (oh, des chocobos!) Les combats soulignent le ton bon enfant du jeu: la preuve avec cet adorable canard casqué qu’on aurait (presque) envie d’épargner.


Le goût d’inachevé que laisse le système de combat se retrouve en fait dans bien d’autres domaines: le jeu propose ainsi de nombreuses annexes (possibilité de forger des armes et objets, d’élever des animaux et même de construire des golems en combinant des armes et des armures) mais laisse souvent le joueur livré à lui-même par l’absence de tutoriaux ; les ennemis sont charismatiques et originaux mais se combattent tous de la même façon (la méthode rentre-dedans); quant au scénario basé sur les quêtes, il partait d’une idée originale mais ces dernières se résument presque toujours à l’exploration d’une grotte ou d’une tour avec un manque de variété digne des pires dungeon-RPG. Le jeu séduira les esthètes, mais laissera sur le carreau les amateurs de grandes histoires épiques... et ainsi de suite. Il est dès lors facile de comprendre pourquoi Legend of Mana a été si controversé à sa sortie, car il introduit pléthore d’excellentes idées mais chacune d’elles est affublée en contrepartie d’une tare rédhibitoire. C’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide en quelque sorte... sauf que ce verre-là propose quand même largement de quoi satisfaire tout joueur normalement constitué. Il est simplement dommage qu’un tel potentiel soit aussi clairement sous-exploité.

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Voici l’écran qui annonce la fin d’une quête : ne reste plus alors qu’à se lancer à la recherche de la suivante dans un processus immuable. Des encyclopédies collectant des informations sur les ennemis, les alliés, les mondes... sont disponibles. Elles auraient gagné à détailler le système de combat.

CONCLUSION


Legend of Mana aurait gagné à adopter une approche un peu moins expérimentale car, à trop vouloir sortir des sentiers battus, il se fourvoie sur de nombreux points: le système de combat est lacunaire (un peu brouillon et très bourrin) et le principe des quêtes est terriblement routinier, des défauts très pénalisants pour ce titre qui est sinon superbe graphiquement et très agréable par sa légèreté de ton. Il ne s’impose finalement pas comme une révolution, et encore moins comme une référence, mais il insuffle néanmoins un petit vent de fraîcheur toujours appréciable au genre. A découvrir.

  • Graphismes : 18/20
    Techniquement, Legend of Mana n’a pas d’égal sur Playstation. Design inspiré, charte graphique audacieuse et myriades de couleurs éclatantes sont l’apanage de cette impressionnante démonstration artistique.

  • JouabilitĂ© : 14/20
    L’imprécision des coups portés durant les combats est assez handicapante, de même que le manque d’aides sur les nombreuses subtilités du jeu qui obligent le joueur à se former en autodidacte. Le tout reste quand même assez accessible.

  • Musiques : 15/20
    Sans être inoubliables, elles sont très efficaces et d’une qualité relativement homogène. Quelques thèmes particulièrement réussis sortent tout de même du lot.

  • DurĂ©e de vie : 14/20
    Beaucoup de quêtes étant facultatives, il est très facile de boucler le jeu en 30 heures. Pour le terminer à fond (toutes les quêtes, élevage d’animaux, forges, atelier de golem...), il faut bien compter le double, sans parler des nouveaux modes débloqués une fois le jeu fini (peut-être un peu légers toutefois pour donner envie de le refaire).
NOTE FINALE : 14/20

Fortement méconnu en Europe (et pour cause, il n’y a jamais été localisé), Legend of Mana est pourtant un des jeux les plus originaux de Squaresoft à défaut d’être un des meilleurs. Ses graphismes exceptionnels, ses velléités d’innovation et la (trop?) grande liberté de décision qu’il offre en font une ovni vidéoludique très attachant, à consommer avec modération toutefois, sauf à deux joueurs où il prend alors toute sa mesure.

By Mannschaft



yata

5 réponses ~ Test > PSX > Legend of Mana

  1. fleche jessouz dit:

    personnellement, JADORE legend of mana! moi je trouve qu'il vaut au moins 16/20

  2. fleche undead38 dit:

    Personnellement,j'adore la serie des seiken densetsu(secret of mana).Et,en jetant un coup d'oeil sur ce site mon regard se pose sur legend of mana,j'essaye de le telecharger et on me demande un mot de passe ainsi qu'un nom d'utilisateur.Pouvez-vous m'aider?
    merci d'avance

  3. fleche caca dit:

    bonjour.
    je dispose de l'iso du jeux et d'un emulateur psx (epsxe 1.6) mais j'ai un souci. je n'arrive pas faire tourner le jeux correctement. je souhaiterai connetre les pluggin ainsi que la config utilisé pour faire marché correctement ce jeux. (mon probleme est le suivant: lorsque je lance le jeux tout defile a fond le perso se selectionne tt seul et la boite au lettre se place aussi toute seule sur la carte. et tout ceci a une vitesse allucinante et j'ai beau appuyer sur les bouton de la manette rien ne se passe)
    d'avance merci

  4. fleche Hellion dit:

    Je detiens le jeux, je l'ai terminer avec les 2 personnages(bien que ca revinnent au meme). C'est un excellent RPG, le fait qu'il y est plusieurs histoires et Grands Vilains inclus et vraiment innovateur et j'ai grandement apprécié.

    Si on sais faire les quetes dans le bon ordre, on peut parvenir a accomplir toute les 67 taches(- Legend of Mana # 68) et optenir 2 "Althena Alloy", meilleur mineral. Si ca interesse des gens, il y a une quete bonus ou si lon a une sauvegarde de "Saga Frontier 2" dans la meme cartouche que LoM, on peut aller dans le "Bone Fortress" pour battre "Death Bringer 2"- Death Bringer fusion Jarjara - Ce qui donne une épée 2 mains en Althena Alloy + bonus, Heishishorin il me semble, arme ultime de Saga Frontier 2.
    Et aussi "Seiken Densetsu" = La légende de l'épée divine"

  5. fleche kof dit:

    mana c fantastique je l "ai pas encore termines

    j aime pas l" elevage ca le facillite trops


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