Test > PSX > Parasite Eve
- Date de sortie (USA) : Novembre 1998
- Plate-forme : Playstation
- Genre : Survival-horror avec une pincée de RPG
- Développeur : Squaresoft
- Editeur : Squaresoft
- Langues : Anglais uniquement
Il est difficile pour une firme de jeux vidéo spécialisée dans un genre de s’attaquer à un autre domaine; beaucoup y ont laissé des plumes. Est-ce pour cette raison...
INTRODUCTION ET SCENARIO
Il est difficile pour une firme de jeux vidéo spécialisée dans un genre de s’attaquer à un autre domaine ; beaucoup y ont laissé des plumes. Est-ce pour cette raison que Squaresoft a privilégié une certaine forme de continuité à une rupture totale pour son premier survival-horror, quitte à créer un jeu un peu hybride ?
Tout commence le 24 décembre 1997. Alors qu’elle se rend à l’opéra à l’occasion d’un rendez-vous galant, la belle Aya Brea, jeune recrue de la police new-yorkaise, se trouve confrontée à un terrible drame: Melissa, la cantatrice, se métamorphose brutalement et tous les spectateurs (à l’exception d’Aya) prennent feu, victimes d’une improbable “combustion spontanée”! En se lançant à la poursuite de Melissa, Aya apprend qu’une entité répondant au doux nom de Eve est derrière ce massacre et que celle-ci partage bien des similitudes avec notre héroïne... Epaulée par son équipier Daniel Dollis, un policier expérimenté, elle se lance alors dans une traque effrénée à travers New-York qui durera six jours, chaque journée écoulée correspondant à un chapitre du jeu. Elle découvrira notamment le pouvoir des “mitochondries”, des micro-organismes présents dans tout corps humain et qui, sous l’influence d’Eve, montrent des velléités de domination de l’espèce humaine jusqu’alors insoupçonnées... En modifiant les codes génétiques des animaux, ces mitochondries peuvent également créer de véritables monstres qui seront autant d’ennemis à affronter tout au long du jeu. Le scénario s’articule donc autour de ces principes pseudo-scientifiques qui, s’il ne sont pas toujours très clairs et vraisemblables, n’en forment pas moins une intrigue prenante. Dommage toutefois que la personnalité des divers protagonistes n’ait pas été plus travaillée.
DEVELOPPEMENT
Sorti fin 1998 (période à laquelle les capacités graphiques de la Playstation commençaient enfin à être réellement exploitées), le jeu souffre de quelques faiblesses techniques. Ainsi, le travail sur les décors est d’une qualité assez inégale: certains lieux (les scènes en extérieur notamment) fourmillent de détails tandis que d’autres se résument à quatre murs avec une armoire dans un coin et une ampoule au plafond. Les cut-scenes sont quant à elles un bon ton en dessous du niveau général avec une modélisation souvent approximative et des textures assez pauvres (la voiture de police qui ressemble à un jouet m’a particulièrement frappé) mais les cinématiques “made in Squaresoft” parviennent à compenser cette tare. L’ensemble a beau être un peu déséquilibré, le niveau général reste très bon avec en plus un design des monstres irréprochable, tant sur la variété que sur le niveau de finition. Le bât blesse cependant plus gravement au niveau de l’animation: celle des monstres, qui se déplacent de manière très saccadée et donnent souvent l’impression de glisser sur le sol plutôt que de marcher, mais surtout celle d’Aya dont la démarche d’une lenteur effarante (même lorsqu’elle court) s’avère agaçante dans les phases de jeu et carrément problématique pendant les combats lorsque les ennemis sont un tant soit peu vifs (ce qui est rarement le cas, la plupart étant franchement patauds).
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|---|---|
| Les graphismes, sans être exceptionnels, sont d’un très bon niveau et leur sobriété contribue à l’atmosphère pesante du titre. | Si Squaresoft a déjà fait mieux en termes de cinématiques, ces dernières restent largemement au-dessus de la moyenne et sont assez gores. |
Le système de combat, quant à lui, est étonnant : il ne surprendrait pas outre mesure dans un RPG classique... sauf que Parasite Eve n’en est pas un. Il se divise en deux catégories: les attaques “classiques” à l’arme, qui s’effectuent comme dans un jeu d’aventure normal, et les magies qu’Aya peut maîtriser grâce à ses origines mystérieuses (je n’en dirai pas plus). Ces deux types d’attaque s’effectuent par simple pression d’une touche de lock (par le biais du menu pour les magies): il suffit alors de sélectionner la cible et de valider! Simple et pratique, ce ciblage améliore grandement le confort de jeu (étant donnée la rigidité “capcomienne” des déplacements, ce n’est pas un luxe) et évite les coups dans le vide (ce qui n’est pas négligeable dans la première partie du jeu durant laquelle les munitions sont chichement distribuées). A noter également la présence d’une barre d’action qui laisse le joueur un bon moment sans défense le temps qu’elle se remplisse; le stress s’en trouve augmenté mais sa présence dans un système en temps réel est assez déroutante, et elle disparaîtra d’ailleurs dans le second opus. Les grands classiques de la sorcellerie (divers niveaux de soin, barrière, résurrection...) sont au rendez-vous et leur utilisation consomme bien sûr des points de magie, ici représentés par une jauge nommée “Parasite Energy” (PE) qui se restaure durant les affrontements. Au terme de ces derniers, Eve acquiert de l’expérience et gagne ainsi des niveaux qui améliorent ses aptitudes au combat, augmentent ses points de vie et lui permettent d’apprendre de nouvelles magies. Voilà pour les fondements de ce système simple à assimiler mais terriblement instinctif et agréable dans la pratique, auxquels s’ajoutent de nombreuses subtilités qui offrent notamment une grande liberté de personnalisation: par exemple, les armes et armures (il en existe une pléthore) peuvent être customisées à l’aide d’outils, et des points bonus permettent d’augmenter au choix le nombre maximum d’objets transportés (ces derniers peuvent être utilisés à tout moment durant les combats), la vitesse de la barre d’action ou les caractéristiques de l’équipement. Je laisse à chacun le plaisir de découvrir les autres finesses.
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| Les boss ne posent pas de problèmes majeurs à condition d’être bien préparé, mais ils réservent tout de même quelques belles empoignades. | Petite astuce qui facilite grandement le jeu : lorsque les ennemis sont un peu lents, il est aisé de gagner du temps pour laisser la Parasite Energy se régénérer tranquillement. |
Assimilable à un Resident Evil dopé (les combats sont nettement plus dynamiques et le déroulement du jeu est plus rythmé), Parasite Eve fait également penser à un bon polar: il est très intense et palpitant mais se termine bien trop rapidement. Cette brièveté est le prix à payer pour conserver une action toujours soutenue et pas trop lassante car le titre est dirigiste au possible, et si un couloir comporte trois portes, deux d’entre elles seront toujours fermées pour bien faire comprendre au joueur qu’il ne fait que suivre une histoire sans jamais pouvoir influer sur son déroulement. Comment pouvait-il en être autrement sachant que le jeu est l’adaptation assez fidèle d’un roman de Hideaki Sena, qui a lui-même été adapté en film? La linéarité est certes l’apanage de beaucoup de titres, mais ici aucun effort n’a été consenti pour la rendre moins ostensible. Les ennemis et boss ne posant pour leur part aucune difficulté majeure et les points de sauvegarde étant très nombreux, huit à dix heures suffisent pour venir à bout du titre ... Heureusement, un nouveau mode est accessible une fois le jeu fini: le Chrysler Building. Pour le moins orientée action, cette annexe à l’aventure principale vous fera gravir les 77 étages d’un immeuble infesté de créatures très puissantes, avec un objet à collecter à chaque étage et un boss tous les dix étages. Bonne chance pour en atteindre le sommet car le challenge est relevé, mais son intérêt reste toutefois limité. Au final, bien que très similaire au second volet en un peu moins complet (forcément), Parasite Eve est bien plus qu’une simple esquisse de ce dernier: plus sombre et jouant plus sur l’ambiance, il en constitue même une excellente alternative.
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|---|---|
| Certains angles de caméra soulignent clairement les déplacements dans la ville s’effectuent par les inspirations très cinématographiques du jeu. | Les déplacements dans la ville s'effectuent par le biais de cette carte; il faut fournir beaucoup d’efforts pour arriver à se perdre. |
CONCLUSION
Parasite Eve mélange les genres avec un certain succès mais manque cruellement de variété: seule son infime durée de vie lui permet d’échapper à la répétitivité, ce qui est un bien pour un mal. Le jeu ne manque pas d’attrait pour autant avec un système de combat vraiment bien pensé, une intrigue qui confère une grande nervosité à l’action et des monstres magnifiques (dans leur laideur bien sûr). Les chanceux qui trouveront un des rares exemplaires disponibles en import (généralement entre 30 et 40 euro) ne devraient pas regretter leur investissement, d’autant que ce premier volet permet de mieux comprendre ce que sont réellement les mitochondries et éclaircit pas mal de points abordés de manière superficielle dans le second.
- Graphismes : 14/20
Un peu inégaux dans leur qualité, ils varient entre le correct et l’excellent, mais restent toujours à un bon niveau et sont constamment rehaussés par un superbe chara-design. L’animation souffreteuse constitue hélas une tare de taille. - Jouabilité : 14/20
Le jeu doit une fière chandelle au système de lock qui rattrape la lenteur et la raideur excessives des mouvements. Les menus sont quant à eux assez explicites et ne rebuteront personne. - Musique : 15/20
Rythmées et oppressantes, elles ne brillent pas ni par leur nombre, ni par leur variété, mais elles sont d’une très bonne qualité et s’accordent parfaitement à l’ambiance du jeu. - Durée de vie : 13/20
Artificieusement gonflée par la présence du Chrysler Building (qui ne passionnera pas tout le monde), elle est aussi limitée que celle d’un Resident Evil, et la linéarité du titre ne donne pas forcément envie de le refaire une fois fini.
Même s’il ne restera pas dans les annales et s’il est assez loin des fastes de son glorieux successeur, Parasite Eve propose un gameplay redoutable d’efficacité et un design général de grande qualité. Le scénario, plutôt intéressant bien qu’excessivement dirigiste, offre une aventure intense mais éphémère qui ne durera que le temps d’un week-end.
By Mannschaft
Catégorie: Tests et previews RPG
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7 réponses ~ Test > PSX > Parasite Eve
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Le jeudi 30 mars 2006 à 17:41
voila moi j'ai ester le jeux que j'ai eu en import et je peux dire que c un tres bon titre et que il est pas aussi facile que ca surtout sur les fin quoi dommage qu'il est jamais sorti chez nous mais bon heureusementr il y a le deux qui est venu ici car les faire les deux en japonais sa ne me botte pas
Le lundi 24 avril 2006 à 19:37
je n'ai joué qu"au 1er et j'ai adoré. la boss de fin m'en a fait bavé.
Le dimanche 16 juillet 2006 à 16:39
ce jeu est une tuerie malheureusement jamais sorti en france .decidement avec leur politique d edition assez bizarre en france on rate les 3/4 des meilleurs rpg et survival horror (crono cross ,legend of mana, xenogear,valkyrie profile etc...)amis editeurs , pensez a nous .
Le samedi 23 septembre 2006 à 19:42
Un des meilleurs RPGs de la PSX, tout simplement. Une ambiance malsaine, une histoire intéressante, un gameplay au top et des musiques divines. Avec une durée de vie plus longue, le jeu aurait été ultime.
Le samedi 30 septembre 2006 à 12:36
bonjour a tous je recherche je jeu parasite eve sur psx parce que je le trouve nulle part si quelqu'un est en possesion de ce jeu est qu'il désire le vendre rajoutez mon adresse E-mail merci d'avance
Le samedi 30 septembre 2006 à 12:38
mon adresse E-mail c'est salva_7100@hotmail.com merci d'avance
Le mercredi 27 fĂ©vrier 2008 à 16:00
je cherche le film 1ER du nom de PARASITE EVE un jeu tellement beau et bien fait pour l epoque j attends impatiement le 3 car c est un super jeux d horreur le 1 ET LE 2 SONT MAGNIFIQUE RESIDENT EVIL ET SILENT HILL N ARRIVE PAS A LA CHEVILLE c un superbe jeux qui aurait du etre traduit en france le 2 l a ete pkoi pas le 1er du nom superbe