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Jade Cocoon
  • Date de sortie (Europe) : Novembre 1999
  • Plate-forme : Playstation
  • Genre : Pokémon-like
  • Développeur : Genki
  • Editeur : Crave Entertainment
  • Langues : Français

    Peut-être conscient de ne pas pouvoir rivaliser avec les sommités en matière de RPG “classiques”, le peu prolifique développeur Genki (dont le gagne-pain principal reste la série des Tokyo, des jeux de course très moyens) s’attaque à...

INTRODUCTION ET SCENARIO


Peut-être conscient de ne pas pouvoir rivaliser avec les sommités en matière de RPG “classiques”, le peu prolifique développeur Genki (dont le gagne-pain principal reste la série des Tokyo, des jeux de course très moyens) s’attaque à une branche bien moins encombrée, celle des Pokémon-like. Avec un succès certain mais pas retentissant pour autant.
On peut d’emblée saluer l’effort consenti pour proposer un univers moins puéril que le titre de Nintendo: le joueur incarne Levant, un adolescent (oui, certains principes restent tout de même immuables) qui habite un village nommé Syrus. Alors qu’il se prépare à épouser Mahbu, la jeune demoiselle Nagi qui lui est promise, une terrible malédiction s’abat sur ses congénères: la plupart des villageois sombrent subitement dans un profond sommeil! En apprenant que l’herbe de Calabas est l’unique remède à ce mal, le chef du village charge Levant, en sa qualité de futur Maître des Cocons (un haut rang dans la hiérarchie du village), de s’en procurer. C’est ainsi que le jeune homme part pour un long périple à travers les forêts, durant lequel il trouvera un éclaircissement à bon nombre de mystères, comme celui qui entoure la disparition de son père... Si la trame scénaristique a une certaine substance, on ne peut malheureusement pas en dire autant de ses protagonistes: leur personnalité est trop peu développée pour les rendre vraiment attachants, d’où une désagréable sensation d’inachevé car il était assurément possible de voir plus grand. Le monde dans lequel ils évoluent rattrape heureusement le coup par le charme certain qui s’en émane, avec une ambiance très indienne rehaussée par une bande-son bien dans le ton.

DEVELOPPEMENT


Le premier contact avec le jeu est vraiment agréable: passée la très belle cinématique d’introduction (une séquence de dessin animé comme on retrouvera malheureusement peu dans le jeu), la modélisation très honnête des personnages saute aux yeux et prouve d’entrée que Jade Cocoon n’a rien d’un titre bâclé. Les décors sont eux en images de synthèse, occasionnant un (très court) temps de latence à chaque changement d’angle mais permettant en contrepartie d’avoir un excellent rendu; il est simplement dommage que la variété ne soit pas au rendez-vous puisque toute l’aventure se déroule en milieu forestier, avec des ruines de monuments pour seule alternative aux arbres et autres sentiers boueux. Les habitués de Resident Evil n’auront aucun mal à y évoluer puisque le système de déplacement est similaire à celui du hit de Capcom. Le tableau s’assombrit dès lors qu’on se penche sur l’écran de combat, avec des décors pauvrement texturés et un peu vides qui ne font pas franchement sensation. C’est cependant des belligérants que vient le principal problème; au-delà de leur manque de style flagrant, ils pâtissent en effet d’une mise en couleur abominable, avec des associations aussi invraisemblables que du vert avec du violet ou encore un rouge vif agressif qui se passe de commentaires. Une lacune qui s’avère problématique vu que les monstres sont la substantifique moelle du jeu... Les effets visuels lors des magies sont heureusement très réussis et sauvent la mise. Pour conclure la partie technique sur une bonne note, tous les dialogues sont doublés, ce qui constitue un plus très appréciable (on y est tellement peu habitués...)

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La réalisation atteint parfois des sommets ; la preuve avec la forêt de l’Araignée et ses magnifiques décors nocturnes. On ne peut pas en dire autant des monstres dont le design est un bon ton en-dessous du niveau général.


Levant possède une spécificité peu anodine, si ce n’est unique, pour un héros de RPG: ses caractéristiques restent strictement identiques d’un bout à l’autre de son périple! Seule l’acquisition de nouvelles pièces d’équipement (les traditionnels accessoires, armes et armures) lui permettra d’améliorer ses compétences, mais il reste relativement faible en comparaison des créatures qu’il devra affronter. C’est là que son statut de Maître des Cocons devient intéressant: en emprisonnant ses adversaires à l’aide de sa flûte, puis en les faisant purifier, il s’en fera des auxiliaires indispensables à sa bonne progression dans l’aventure. Ces alliés de circonstance, tous tributaires d’un des quatre éléments de base (eau, air, feu, terre), peuvent évoluer de deux façons: soit en tuant un ennemi pour une montée en niveau traditionnelle (à noter que seul celui qui porte le coup de grâce gagne de l’expérience), soit par des croisements. Cette seconde méthode est incontestablement la plus efficace: en fusionnant deux monstres du même attribut (mieux vaut éviter les mélanges élémentaux), on obtient une entité souvent bien plus puissante et éventuellement dotée de nouvelles techniques de combat. Les affrontements à proprement parler sont eux très classiques (l’habituel système au tour par tour): Levant débute toujours le combat mais peut à tout moment être relayé par un de ses sbires selon les désirs du joueur (il reste néanmoins le seul à pouvoir utiliser des objets). C’est là que se situe la (seule?) finesse du système puisqu’il faut s’adapter en fonction de l’ennemi, en envoyant un animal terrestre contre un monstre aquatique par exemple. Aucune originalité pour le reste: chaque bestiole dispose d’une attaque simple et d’une jauge de mana permettant d’utiliser des magies et des techniques spéciales... et c’est tout! A part une fonction “défense” permettant de minimiser les dégâts subis et de récupérer des points de mana, l’ensemble est on ne peut plus basique et dépourvu de toute subtilité. Pour une accessibilité optimale sans doute.

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Veillez à suffisamment affaiblir l’animal avant de le capturer, sans quoi il parviendra à se libérer de sa pokéb... euh, de son cocon. Une créature aquatique est bien sûr le choix le plus approprié pour ce combat (qui est d’ailleurs un des plus difficiles du jeu).


Cette volonté de rester abordable en toutes circonstances est malheureusement trop exacerbée; à tel point que le game over n’existe même pas, le héros étant simplement renvoyé à l’entrée du niveau sans aucun handicap s’il est vaincu! Que dire du déroulement scripté au possible qui ne laisse aucune initiative au joueur et donne l’impression d’être en permanence tenu par la main... En découle un cheminement très monotone: on explore une forêt en récupérant quelques objets et en capturant quelques monstres au passage, avant de chercher le boss de fin de niveau qui, une fois vaincu, permettra invariablement de passer à la forêt suivante... Un principe peu attrayant, et les allers-retours incessants au village pour purifier les cocons et se soigner cassent un rythme déjà peu soutenu. Le système d’association est également minimaliste puisqu’il offre finalement peu de possibilités d’unions intéressantes, et il est de plus tout à fait envisageable de finir le jeu en n’utilisant que quatre des 171 créatures disponibles (une de chaque élément bien sûr). Dernier point rédhibitoire, la durée de vie: voir la fin après dix minuscules heures de jeu n’est pas courant pour un RPG! Continuer ensuite l’élevage en amenant ses petits protégés dans le couloir de l’éternité (un lieu infesté de monstres et de boss) est d’un intérêt discutable, à moins de voir un quelconque intérêt à l’arène qui permet des combats dignes de Pokémon Stadium... Les bonnes idées ne manquent donc pas, mais sont volontairement sous-exploitées pour ne pas léser les plus jeunes. Ce parti pris n’est cependant pas dénué de sens: en proposant un visuel agréable et en restant toujours à la portée même des plus inexpérimentés, Jade Cocoon a simplement choisi son public, quitte à rebuter les puristes. Qui sait d’ailleurs si ces derniers ne se laisseront pas séduire par ce titre frais et sans grande prétention, dont le principal défaut restera finalement de n’avoir pas su réellement se démarquer de son “illustre” modèle.

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Des tablettes de connaissance dispersées à travers le jeu explicitent les rares points susceptibles de poser problème. Voici la salle qui permet à Levant d’accéder aux quatre premières forêts du jeu: c’est là qu’il atterrira en cas de revers cuisant.

CONCLUSION


Jade Cocoon laisse finalement une impression assez mitigée, la faute à un concept trop limité: la capture de monstres est en effet la finalité du jeu alors qu’elle n’aurait dû être qu’une composante parmi d’autres. Les innombrables versions de Pokémon ont pourtant montré à quel point le principe du sacro-saint “attrapez-les tous!” peut être certes addictif, mais surtout très répétitif par nature, d’autant que le système de combat est un peu mou et manque singulièrement de richesse. Avec une durée de vie initiale d’une dizaine d’heures et une replay-value inexistante, la lassitude n’aura cependant pas le temps de guetter le joueur qui bouclera le tout sans grande émotion au vu du scénario basique et (conséquence directe) de la personnalité peu étoffée de ses protagonistes. Dommage car en dépit de ces tares, le bilan est loin d’être catastrophique: avec une réalisation soignée, une très jolie bande-son et un système d’association toujours sympathique, le titre partait sur d’excellentes bases mais l’intérêt n’est finalement que partiellement au rendez-vous. Les mordus du gros hamster jaune peuvent bien sûr se jeter dessus les yeux fermés et rajouter trois bons points à la note finale, tandis que les amateurs de grandes fresques épiques risquent eux de rester sur leur faim.

  • Graphismes : 15/20
    Difficile de faire la fine bouche à ce niveau: la modélisation réussie, les décors très soignés et les effets visuels de qualité forcent le respect. Les seules fausses notes proviennent de l’aspect mal dégrossi des créatures et des champs de bataille peu esthétiques.

  • Jouabilité : 16/20
    Les déplacements ne posent pas de problèmes majeurs et les combats sont très accessibles (c’est la moindre des peines vu le peu de possibilités qu’ils offrent). Même les plus jeunes ne rencontreront aucun problème grâce à l’arborescence des menus d’aide.

  • Musique : 15/20
    Très douces et relaxantes, les diverses mélodies s’accordent parfaitement avec l’atmosphère très “indienne” qui émane du titre. Certains airs à la flûte sont particulièrement bien sentis.

  • Durée de vie : 13/20
    La quête principale est incroyablement courte: dix à douze heures suffisent pour en venir à bout. Le reste dépend des affinités de chacun (capturer toutes les créatures est un challenge de taille, mais d’un intérêt discutable) et peut étendre l’aventure à une trentaine d’heures pour les perfectionnistes.
NOTE FINALE : 13/20

Loin d’être mauvais, Jade Cocoon affiche malheureusement trop rapidement ses limites: il bénéficie d’une bonne réalisation mais est trop court, trop répétitif et manque autant de personnalité que de profondeur. Reste un jeu agréable mais qui ne laisse aucun souvenir impérissable. Très simple d’accès, il n’en est pas moins un excellent choix pour les “poké-fans” et ceux qui débutent dans les RPG.

By Mannschaft



yata

13 réponses ~ Test > PSX > Jade Cocoon

  1. fleche eva01 dit:

    bonjours a tous!
    Je suis dacord avec vous au sujet de ce jeu mais pas tout a fait! moi ca a été LE meilleur jeu même malgré son scenario qui est assez simple est cour!
    je voudrais le telecharger mais je n'y arrive pas!
    merci de me contacté pour m'aidé!

    l'eva01

  2. fleche kriss dit:

    Bon sur le test il n'y a pas grand chose a redire mis a part UN point...la comparaison avec les pokemon qui pour ma part est tres maladroite,du fait que le jeu est sortit en 1999,tout comme l'apparition des pokemon...il n'y a donc pas de plagiat!
    "Jade cocoon" reste un jeu original,et le comparer a pokemon comme si ce n'etait qu'une copie est une erreur!
    merci.

  3. fleche totoff73 dit:

    bonjour a tous

    Ce jeu est vraiment genial car ce n'est pas un rpg normal.

    Avec celui-ci on peut capturer des betes et ensuite les invoquer pour se defendre.
    Je trouve l'histoire tres palpitant et on se met rapidement dans le 'bain' (comme on dit).

  4. fleche Mannschaft dit:

    J'aimerais juste faire une petite précision pour kriss: s'il n'est effectivement apparu en France qu'en 1999, le premier Pokemon est sorti sur Game Boy dès février 1996. Après, ce n'est pas à moi de juger s'il y a eu plagiat ou non... on va dire que la ressemblance n'est peut-être pas fortuite ;).

  5. fleche RASCH dit:

    Bonjour à tous.
    C'est un bon test qui a été présenté (pour moi).
    Sa fait longtemps que je test de télécharger ce jeu mais c'est sans réussite, donc si quelqu'un peut m'éclairé, m'indiquer où je peux le trouver.
    Merci de me contacter si vous avez des informations.

  6. fleche gotengo dit:

    je crois que le studio ghibli (princesse mononoke, chihiro,...) a participé au design du jeu

  7. fleche Le Mage Noir dit:

    bin difficulté quasi inexistante pour ce jeu je me croyais devant un RPG digne de sa difficulté mais un peu déçu sur ce point (j'avoue...^^)
    Point négatif aussi je trouve, la complexité des associations de créatures un tel et un tel donne ça ok mais après efficacité... faut voir!! ^^
    mais sinon une bande son assez sympathique peut-être un peu trop répétitive...
    en gros ce jeu m'a pas très fait accrocher...

  8. fleche howl dit:

    ce que j ai apris à aimer dans ce jeux c'est la possibilité de combinaison des créature.cert,comme vous le ditent plus haut , ce n est pas non plus un ff
    je vous l'acord mais c'est un style qui ce raproche de jeux comme pokémon(on ne peut pas dire que celui-ci n'a pas marché ....)
    au faite je sais pas si vous étes au courant mais le deux est sorti il y a 3 ans maintenant ... bon d accord il a fait un flop aussi ...

  9. fleche ff_player dit:

    bonjour à tous!

    je m'adresse aux connaisseurs: je n'ai pas toutes les créatures, il ne m'en manque que quelques unes mais elles sont introuvables! (je suis allé jusqu'au 193éme corridor!) quelqu'un a une idée?
    Mon frere avait reussi a creer une sorte de crabe multicolore mais ne m'a pas dit comment il s'y était pris, et comme il n'y a aucune soluce compléte pour m'aider, je fais appel à vous! merci de repondre à the_shadow_angel@hotmail.fr

  10. fleche Schweppes dit:

    Je suis assez d'accord avec les note en général. C'est vrai ke le jeu est court, un poil répétitif mais la musique du jeu etait quant a elle tres bien intégré a lunivers du jeu!Moi perso jorai mis 18/20 pour la musique.

  11. fleche BerceauVirus dit:

    j'ai a la démo javait grave quifé mé dommage que j'ai pa pu me le fair

  12. fleche Mobius dit:

    Hi!

    J'aimerais savoir s'il y a un fan-site ou quelque chose s'y rapprochant (forum,...) concernant ce jeu... J'aimerais partager l'avis de connaisseur.. (Et aussi pouvoir récupérer si possible certaines air du jeu)

    Merci bien pour la réponse (si réponse il y a!). :)

  13. fleche Gigagoodya dit:

    bonjour, j'ai une astuce pour un monstre caché: fusionnez un -eeb, un -co, un -gore et un -grip. Cela vous fera un Sherick : typer feu, mauvaise att., mauvaise déf., mais une bonne magie et une bonne vitesse. il a AGNIA et AD MUMULS, ainsi qu'une corne et une griffe normale, un croc fracture et une queue déchirure. au revoir.


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