Test > PSX > Koudelka

- Date de sortie (FR) : 2000
- Plate-forme : Playstation
- Genre : RPG
- Développeur : Sacnoth
- Editeur : Infogrames
- Langues : Français
De nombreux studios de développement se révèlent si discrets sur le marché du jeu vidéo qu'ils frôlent l'anonymat ; certains parce qu'ils ont toutes les peines du monde à trouver un éditeur, d'autres parce qu'ils prennent simplement leur temps, préférant voir leur nom associé à la qualité plutôt qu'à la quantité. Sacnoth, une équipe composée d'anciens membres de Squaresoft et qui n'a que trois titres à son actif, semble s'inscrire dans la deuxième catégorie si l'on se réfère aux deux très bons...
De nombreux studios de développement se révèlent si discrets sur le marché du jeu vidéo qu'ils frôlent l'anonymat ; certains parce qu'ils ont toutes les peines du monde à trouver un éditeur, d'autres parce qu'ils prennent simplement leur temps, préférant voir leur nom associé à la qualité plutôt qu'à la quantité. Sacnoth, une équipe composée d'anciens membres de Squaresoft et qui n'a que trois titres à son actif, semble s'inscrire dans la deuxième catégorie si l'on se réfère aux deux très bons Shadow Hearts sur PS2 ; encore faut-il compter avec le troisième larron, Koudelka, qui a donc la lourde responsabilité de confirmer ou d'infirmer cette impression !
Novembre 1898, au Pays de Galles.
C'est dans ce contexte pseudo-historique que l'intrigue prend place : le monastère de Nemeton, propriété du riche Patrick Heyworth, va en effet être le théâtre d'une improbable rencontre. Koudelka Iasant, avant même d'être l'héroïne du jeu (le titre parle de lui-même), est une jeune femme séduisante et effrontée que l'on peut qualifier de sorcière (sans connotation péjorative) ; c'est d'ailleurs ce qui justifie sa présence dans l'imposante bâtisse puisque des appels paranormaux l'y ont attiré. Elle y fera très vite la connaissance de Edward Brancket, un aventurier anglais à la réputation entachée par d'étranges rumeurs, puis de James O'Flaherty, un ecclésiastique irlandais à la solde du Vatican qui recherche trois livres volés ; or, l'un d'eux se trouve justement être en possession du sieur Heyworth. Trois personnalités antagonistes, trois intérêts divergents, mais une seule et même surprise lorsqu'ils constatent que ce lieu saint pullule de monstres et autres entités maléfiques. D'où sortent ces démons ? Ogden et Bessy, le couple à première vue si charmant qui garde le château, va t-il longtemps rester en odeur de sainteté auprès de nos héros ? Quelles horreurs ont bien pu voir les murs de cette demeure ancestrale au cours des siècles ? Vous l'aurez compris, la trame est mature, dense et prenante, et on la suivra avec d'autant plus de plaisir que les dialogues sont entièrement en français, avec un doublage d'une qualité étonnante.
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| L'environnement n'est pas sans rappeler celui de Resident Evil. En même temps, difficile de s'en distinguer lorsqu'on prend pour cadre un manoir... | Ce voleur répondant au nom d'Elias est l'une des nombreuses rencontres que fera la troupe. Le destin qui l'attend est la marque d'un scénario mature. |
L'atmosphère était délétère et viciée...
D'entrée, une constatation s'impose : Koudelka est sombre, très sombre. Sa palette de couleurs très terne (orange, marron, vert kaki) et la lumière distillée au compte-gouttes ne font certes pas dans le tape-à -l'oeil, mais rendent l'ambiance crédible et participent activement au climat oppressant dans lequel baigne le titre. La réalisation n'a pas été bâclée pour autant avec des textures et une modélisation très propres, et l'animation est dans l'ensemble correcte bien qu'un peu raide. Les décors prennent les avantages du pré-calculé en éludant ses défauts : pas de coupure à chaque changement d'angle, ni de chargement intempestif dès qu'on ouvre une porte (si vous voyez à qui je fais allusion... ). De magnifiques cinématiques viennent ponctuer les scènes-clé... Non, vraiment, la console est parfaitement exploitée et il n'y a pas grand chose à redire. Tout au plus déplorera t-on le design inégal des monstres : si certains n'ont rien à envier à leurs congénères de Silent Hill par leur apparence tourmentée, d'autres semblent plutôt puiser leur inspiration dans un catalogue Ikea (tables, chaises et autres terreurs mobilières). Le sentiment général est donc flatteur... jusqu'à ce qu'on se penche sur les écrans de combat. La donne est alors radicalement différente : modélisation des personnages hasardeuse, animations psycho-rigides, champs de bataille vides et hyper-pixellisés et, pour couronner le tout, un superbe et inflexible voile noir en guise de décor. Même si le plaisir de jeu s'en ressent finalement assez peu, cette terrible déficience visuelle n'en est pas moins aussi saisissante qu'incompréhensible.
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| Pas moins de quatre CD pour faire tenir les très belles cinématiques : ça laisse des traces d'avoir travaillé pour Squaresoft ! Tant mieux pour nous. | On aimerait pouvoir en dire autant des rixes, mais les images parlent d'elles-même... Trois couleurs, deux polygones et un mauvais goût éclatant. |
... et là , ce fut le drame !
Ces affrontements (qui surviennent de façon aléatoire, comme dans un Final Fantasy) sont hélas gangrenés par des maux autrement plus profonds que cette apparence un peu piteuse. Le plus grave est sans nul doute la propension du jeu à charger à tout bout de champ : chaque action, chaque déplacement donne lieu à un temps de latence très désagréable, rendant les combats mous et fastidieux. La possibilité de déplacer les personnages sur le terrain, à la manière d'un tactical-RPG (toutes proportions gardées, puisqu'il est par exemple impossible d'encercler un ennemi), laissait augurer d'une grande dimension stratégique ; encore eût-il fallu que nos héros aient chacun un rôle bien défini (magicien, soigneur... ), ce qui n'est pas le cas puisque l'équipement et les magies forment une sorte de "fonds commun" utilisable par tous. La sacro-sainte spécialisation des belligérants est donc inutile et on se dit, au vu de cette improbable polyvalence, qu'avoir trois ou trente combattants dans son groupe reviendrait au même... C'est heureux en un sens, puisque c'est la première option qui a été retenue : et oui, les troupes se composeront invariablement de Koudelka, James et Edward, quand ce ne sera pas moins ! Variété assurée... Force est de reconnaître néanmoins que tout n'est pas à jeter dans ce fratras, à commencer par les nombreuses armes (épées, marteaux, pistolets permettant d'attaquer à distance respectable... ) qui introduisent une certaine diversité et sont interchangeables en cours de combat ; mieux vaut d'ailleurs toujours en avoir quelques-unes en réserve, les lames pouvant se briser à tout moment et les armes à feu consommant des munitions chichement distribuées. La coriacité de certains boss, bien loin de la faiblesse de leurs sous-fifres, est également appréciable, mais ces quelques bons points ne pèsent pas bien lourd au final : l'ennui reste toujours le maître mot, bien aidé par un manque d'originalité flagrant.
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|---|---|
| A chaque montée de niveau, vous disposerez de quatre points de bonus à répartir parmi huit caractéristiques. Ces choix n'ont rien de décisif. | Une fois un certain niveau atteint, il sera possible de placer plusieurs coups lors d'une même attaque. Pauvres chaises, mourir si jeunes... |
Un potentiel mal exploité, comme tant d'autres...
Si les combats ne parviennent pas à vous achever, Koudelka a bien d'autres tares dans son sac pour y parvenir : la maniabilité est par exemple très capricieuse, et il faut souvent s'y reprendre à deux fois pour interagir avec l'environnement tant les commandes répondent mal. Pis encore, les items à ramasser font preuve d'un tel mimétisme avec le décor qu'il faut souvent s'accrocher pour mettre la main dessus (ah, les boîtes de munitions rouge vif de Resident Evil... ), et que penser du placement des points de sauvegarde qui, non contents d'être très rares, se situent souvent APRES les boss : prenez une raclée et c'est une heure de progression de perdue (bon, ça fera une belle jambe à ceux qui jouent sur émulateur... ) ! L'ambiance sonore est pour sa part... minimaliste : l'opening et l'ending mis à part, seuls les combats sont accompagnés d'une mélodie qui, en plus d'être en totale inadéquation avec l'ambiance du titre, est répétitive et très vite lassante. Ultime point noir (il n'y a pas que les bonnes choses qui ont une fin) : même en relevant le défi de la Gargouille, un boss optionnel pas piqué des hannetons, la durée de vie n'excède pas quinze heures. Ce qui permet au moins au scénario de ne pas s'étioler au fil du temps... Mais qu'on ne s'y trompe pas, si le tableau peut paraître peu reluisant, Koudelka est loin d'être un ratage complet : il est simplement mal équilibré, à la fois trop lourd dans son système de jeu et trop léger dans les possibilités qu'il offre. Des excès et insuffisances qui laissent de réels regrets au vu de la qualité de la réalisation et du scénario.
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| Bien entendu, les objets de soin sont de la partie : le whisky, qui permet de ranimer un allié, est pour le coup à consommer sans modération. | Les (rares) énigmes sont souvent tirées par les cheveux ; comme toujours, leur résolution peut prendre trente secondes comme un mois. |
POUR CONCLURE
- Scénario : 16/20
La crédibilité des dialogues et l'atmosphère très travaillée renforcent l'intérêt d'une intrigue vraiment originale pour un RPG. C'est clairement le point fort de Koudelka, ainsi qu'une source de motivation non négligeable pour terminer le jeu. - Graphismes : 14/20
D'un côté, le jeu à proprement parler, beau, stylé et au design particulièrement soigné ; de l'autre, les combats avec des modélisations hasardeuses, une animation on ne peut plus raide et une mise en couleur bas de gamme. C'est peu de dire qu'il subsiste comme un goût d'inachevé. - Jouabilité : 12/20
Si déplacer Koudelka n'a rien d'insurmontable, repérer les objets dans les décors est problématique à cause de l'éclairage très tamisé, sans compter que les touches d'action répondent mal. La navigation dans les divers menus, qu'on aurait aimé plus riches en options, est par contre assez aisée. - Son : 11/20
Exception faite de la très oubliable mélodie des combats, la musique est aux abonnés absents tout le long du jeu. S'il ne peut à lui seul compenser cette déficience, le doublage intégral en français n'en est pas moins d'une qualité remarquable. Bruitages corrects. - Durée de vie : 08/20
Elle est très raisonnable pour un survival-horror... sauf que Koudelka est avant tout un RPG. Partant de ce principe, on ne saurait se satisfaire de la modeste quinzaine d'heures de jeu qu'il propose. Pour les plus motivés, deux fins sont néanmoins disponibles.
Les plus 
Un scénario fouillé qui pose une atmosphère oppressante.
Enfin un RPG entièrement doublé en français, et avec la manière !
Une réalisation de belle facture dans l'ensemble...
Les moins 
... sauf pour les affrontements, dont la laideur n'a d'égale que la lenteur.
Seulement trois combattants aux capacités trop similaires.
Difficulté mal dosée, artificieusement gonflée par la rareté des points de sauvegarde.
NOTE FINALE : 10/20
A trop se focaliser sur l'ambiance, Sacnoth semble avoir oublié de doter son rejeton d'un gameplay conséquent : maniabilité perfectible, système de combat aussi soporifique que limité et difficulté mal réglée, autant de lourdes tares qu'il faudra pardonner à Koudelka pour pouvoir profiter de ses atours scénaristiques. Pour les plus flegmatiques, le jeu peut néanmoins en valoir la chandelle.
By Mannschaft
Catégorie: Tests et previews RPG
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6 réponses ~ Test > PSX > Koudelka
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Le dimanche 30 juillet 2006 à 02:11
Bonjour.
Ce soft est à proscrire tellement le potentiel a été bâclé. Il aurait pu figurer dans les inoubliables, je l'avais quant à moi totalement oublié. Si vous voulez être déçu, enrâgé devant de bonnes idées gâchées, Koudelka est pour vous. Il mérite un simple coup d'oeil curieux, guère plus. Le test et sa note finiront par vous convaincre. Bonne lecture
Le mercredi 9 août 2006 à 12:21
Hi, je ne serai pa aussi dur avec lui, ce ejux est très intéressant du point de vu de l'histoire et de l'ambience. En revanche, il est vrai que les phase de combat sont à mourir de rage tellement cela a été baclé....
Personnellement, je dis : à essayer avec la soluce, pour éviter de ce prendre la tête sur les combats et en faire le moins possible.
Ceci dit, la note est juste. Je lui aurai mis 11, pour l'originalité.
A+
Le mercredi 20 septembre 2006 à 10:27
et en reference a un autre jeu c le tout debut des shadow hearts puisque vous retrouver dans shadow hearts le premier sur ps2 un des meilleur RPG
Le mercredi 31 janvier 2007 à 07:28
et en reference a un autre jeu c le tout debut des shadow hearts puisque vous retrouver dans shadow hearts le premier sur ps1 un des meilleur RPG
Le vendredi 13 avril 2007 à 21:52
como descaro los iso de play psx ayuda
Le vendredi 29 février 2008 à 01:45
comment tu fait pour downloader des iso de playstation chu rendu menbre pi sa me demande un nom et un password quoi je marque merci a tous