Test > GBA > Fire Emblem

- Date de sortie : 16 juillet 2004.
- Plate-forme : Game Boy Advance.
- Genre : Tactical-RPG.
- Développeur : Intelligent Systems.
- Editeur : Nintendo.
- Langues : anglais, français, allemand.
Les opus sortis sur NES et SNES n’ayant jamais quitté l’archipel nippon, l’épisode GBA est le premier de cette série (qui affiche pourtant 15 ans d’ancienneté !) à atteindre nos latitudes; pour la peine, il est même intégralement (et correctement) traduit en français! Fire Emblem commence avec le réveil de Mark, stratège de profession et qui n’est autre que le héros que vous incarnerez tout au long de l’aventure. Une jeune femme nommée Lyn lui apprend qu’il se trouve au village des Lorca, une tribu nomade qui l’a recueilli alors qu’il avait perdu [...]
Les opus sortis sur NES et SNES n’ayant jamais quitté l’archipel nippon, l’épisode GBA est le premier de cette série (qui affiche pourtant 15 ans d’ancienneté !) à atteindre nos latitudes; pour la peine, il est même intégralement (et correctement) traduit en français!
Scénario
Fire Emblem commence avec le réveil de Mark, stratège de profession et qui n’est autre que le héros que vous incarnerez tout au long de l’aventure. Une jeune femme nommée Lyn lui apprend qu’il se trouve au village des Lorca, une tribu nomade qui l’a recueilli alors qu’il avait perdu connaissance (pour une raison qui nous restera inconnue). La demoiselle lui révèle également qu’elle vit seule depuis que ses parents, de même que tous leurs semblables, ont été massacrés par des bandits six mois auparavant et qu’elle est la seule survivante. Elle lui confie enfin son désir de l’accompagner afin de développer ses aptitudes au combat et pouvoir ainsi venger la mort de ses pairs. C’est dans cette ambiance festive que débute leur périple, durant lequel ils apprendront que Lyn possède du sang royal et qu’elle est donc l’héritière légitime du trône de Sacae, une ville voisine. Cependant, nombre d’individus convoitant eux aussi la place feront tout pour l’empêcher de réclamer son dû. Ce scénario est intéressant mais ne représente en fait qu’un petit tiers du jeu : deux récits tout aussi bien écrits prendront le relais, dans un enchaînement parfaitement logique puisque les trois parties ont en commun de nombreuses références et que la quasi-totalité des protagonistes prendra part aux trois aventures. C’est Eliwood, un jeune Lord, qui prendra le relais de Lyn en partant à la recherche de son père récemment disparu, et c’est également lui qui clôturera le bal en affrontant le Black Fang, une redoutable organisation secrète, dans une quête où dragons et magie noire joueront les premiers rôles. Une excellente initiative qui permet de varier un peu les situations et d’éviter que le joueur ne se lasse trop vite.
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| Un peu d’histoire avec deux des précurseurs du genre : Fire Emblem premier du nom, paru sur NES en 1990... | …et Fire Emblem - Seisen no Keifu (1996) sur SNES. La ressemblance graphique avec l'épisode GBA est d'ailleurs frappante. |
Développement
Le jeu débute par une courte saynète qui laisse apparaître un graphisme de qualité, avec de belles images fixes en guise de décors sur lesquelles viennent se greffer des personnages au design travaillé. L’écran de combat qui lui succède est par contre nettement moins stylé : sans être immonde non plus, il jure un peu avec la première impression par ses décors en trois couleurs et ses minuscules personnages grossièrement modélisés. Il n’en reste pas moins qu’à l’usage, cette simplicité permet une très bonne lecture des situations en ne surchargeant pas inutilement l’écran, et ce côté spartiate est un peu atténué par la présence d’animations détaillant le déroulement des opérations; ça n’a l’air de rien, et pourtant ça donne tout de suite du cachet aux affrontements en leur insufflant un petit supplément d’âme.
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|---|---|
| Les cut-scenes ont bénéficié d’un grand soin... | ...et contrastent agréablement avec les champs de bataille trop simplistes. |
Les combats, justement, reposent sur le principe du célèbre « pierre, feuille, ciseaux », à savoir qu’il existe trois types d’arme (épée, hache et lance) formant un triangle qui s’articule de la façon suivante : l’épée bat la hache, la hache bat la lance, et la lance bat l’épée. Les magies (blanches, noires et anima) s’articulent autour d’un système similaire, bien qu’un poil plus retors. Simple et bien trouvé puisque le joueur se voit obligé d’adapter ses stratégies en conséquence. Certaines classes de personnages ne sont cependant pas tributaires de ces règles : les archers par exemple, mais aussi quelques figures plus atypiques comme le barde qui permet à un de ses équipiers d’effectuer deux actions dans le même tour, ou encore le voleur qui est le seul personnage capable d’ouvrir les coffres et certaines portes. Toutes les finesses du jeu (et il en regorge) sont parfaitement exposées dans un tutorial qui s’étend intelligemment sur tout le premier scénario.
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|---|---|
| Le fameux principe qui régit les affrontements. Le maîtriser à la perfection est indispensablepour espérer progresser dans l’aventure. | Les animations qui accompagnent les combats sont appréciables pour le dynamisme qu’elles apportent. |
Ce long tutorial est loin d’être superflu, car s’il donne d’abord l’impression d’être trop assisté, son utilité se fait précisément sentir lorsqu’il s’efface : la difficulté augmente alors sensiblement, avec des batailles beaucoup plus ardues du fait du nombre élevé d’ennemis à occire à chaque bataille, et il faudra faire preuve de beaucoup de savoir-faire (bonne expérience des tactical-RPG recommandée) et d’une bonne utilisation de l’environnement (certains lieux, comme les forêts ou les forts, donnant un avantage de position), voire d’une once de chance pour avancer dans l’aventure. La prolifération d’ennemis est un moyen un peu artificieux d’augmenter la durée de vie mais permet au jeu d’offrir un challenge à la mesure des stratèges confirmés. Une tendance générale à nuancer toutefois, car certaines missions (notamment celles visant à protéger un personnage donné) requièrent plus une précision chirurgicale des déplacements et des actions qu’un armement imposant.
Attention : un personnage qui tombe au champ d’honneur ne pourra pas être ramené à la vie.
Conclusion
L’agencement de Fire Emblem est foncièrement remarquable d’équilibre, trouvant un compromis presque idéal entre complexité et accessibilité, et il est difficile de prendre le jeu en défaut : la difficulté est progressive, les scénarios sont captivants, le gameplay ne souffre d’aucune tare et est truffé de subtilités (pour n’en citer que deux, les armes qui s’usent et finissent par casser et la possibilité de parler à certains adversaires pour les faire basculer dans votre camp plutôt que de les affronter), et l’univers médiéval est attachant et crédible, à l’image des personnages qui le peuplent. Peu de tactical-RPG peuvent se targuer d’une telle richesse sans tomber dans le piège de l’élitisme.
- Graphismes : 15/20
Pour assurer une bonne lisibilité de l’action durant les combats, le style graphique est très épuré, mais l’excellent character design et les cut-scenes de qualité compensent facilement cette faiblesse.
- Jouabilité : 18/20
Le système au tour par tour est décidément une référence qui ne peut guère être prise en défaut. Impossible en outre de se perdre dans les menus truffés d’aides et bien organisés. - Musique : 17/20
Une attention toute particulière a été apportée aux diverses compositions: finement ciselées et toujours en adéquation avec les situations qu’elles mettent en valeur, elles sont immersives et d’excellente facture. - Durée de vie : 17/20
Si la première moitié du jeu est une sinécure et que les quêtes annexes n’ont rien d’insurmontables, les quinze dernières missions sont beaucoup plus éprouvantes et demandent beaucoup de persévérance. Il faudra au bas mot trente heures avant de voir le générique de fin.
NOTE FINALE : 17/20
Ne souffrant d’aucune faiblesse marquante, Fire Emblem ne peut que plaire avec son triple scénario prenant et son système de combat savamment étudié pour offrir un contenu à la fois riche et accessible à tous. Il s’impose même comme l’un des meilleurs jeux GBA tous genres confondus.
by Mannschaft
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3 réponses ~ Test > GBA > Fire Emblem
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Le mardi 7 avril 2009 à 16:12
Un test de Fire Emblem !!
Je suis content de voir ce test pour de nombreuses raisons. Après brève lecture du test, je dois dire que je suis du même avis que Mannschaft, c'est une perle.
C'est le premier Tactical-RPG que j'ai eu à voir (jouer). Et si une chose est certaine, c'est qu'on ne se lasse pas, ni au niveau de l'intrigue, ni au niveau des animations, et encore moins par rapports aux subtilités dont tu fais cas ci-dessus.
Bref, une oeuvre qu'il vaut mieux ne pas manquer.
J'avais trouvé l'idée d'incarner le stratège plutôt inexpressive, mais ... c'est un autre autout du jeu. Et son sérieux s'y dessine encore que l'on ne peut pas ressusciter les combattants perdus au front.
Le vendredi 6 novembre 2009 à 22:05
Bon moi étant un fan de jeu tachtique que ce soit vidéo ou échec j'ai adoré Fire Emblem hélas la dificulté n'est pas vraiment au rendez vous a mon gout.Au niveau facile c'est TROP facile mais en mode dificile on ne peut pas monté les unités tranquille....Mais sinon a pars sa les attaques et coup critique sont super(raven je kiff).
Ma note finale:18/20
Au revoir bonne journée
Le vendredi 21 mai 2010 à 13:21
En qui me concerne ce jeu est une vrai réussite. Pour toute personne désirant débuter dans les jeux tactiques, je leur conseille vivement de commencer par celui-ci.