Test > PC > Ultima Underworld
- Date de sortie (FR) : 1992
- Plate-forme : PC
- Genre : RPG
- Développeur : Looking Glass Technologies
- Editeur : Origin Systems
- Langues : Anglais
Si l'on excepte Sleeping Gods Lie avec sa 3D à base de planches colorées et Drakkhen dont les déplacements en extérieur tenaient du simulateur de vol bogué, Ultima Underworld premier du nom est le premier jeu de rôle informatisé à utiliser une représentation à la première personne en 3D continue (par opposition à la 3D case par case orthogonale de Dungeon Master). J'ajoute même que cette 3D était incomparablement plus sophistiquée que celle de Wolf3D (aux murs orthogonaux de hauteur fixe), référence [...]
Si l'on excepte Sleeping Gods Lie avec sa 3D à base de planches colorées et Drakkhen dont les déplacements en extérieur tenaient du simulateur de vol bogué, Ultima Underworld premier du nom est le premier jeu de rôle informatisé à utiliser une représentation à la première personne en 3D continue (par opposition à la 3D case par case orthogonale de Dungeon Master). J'ajoute même que cette 3D était incomparablement plus sophistiquée que celle de Wolf3D (aux murs orthogonaux de hauteur fixe), référence pour l'époque dans un genre bien moins complexe à gérer (le FPS bourrin).
Démonstration graphique
Erreur judiciaire
Comme d'habitude depuis l'avènement de l'Avatar dans Ultima IV, vous incarnez ce héros légendaire de Britannia. Mais cette fois, point de grande quête à mener en parcourant le vaste monde : l'aventure se limite aux entrailles sombres des Abysses Stygiennes de sinistre mémoire ; il va falloir vous échapper de là … S'échapper ? Eh ! Oui ! Le baron Amric, seigneur local dont fifille a été capturée par un troll des Abysses, vous accuse du forfait et vous fait conduire manu militari derrière l'entrée de la terrible place, qu'il fait sceller, vous intimant l'ordre de réapparaître avec sa très chère ou de disparaître à tout jamais dans cette infernale prison. Oh ! L'autre ! Il ne sait pas qui je suis le nobliau ! Attends que j'appelle mon pote Lord British, il va voir ce qu'il en coûte d'accuser injustement l'Avatar ! Tuuuuuut ! Zut, ça passe pas dans ce fichu tunnel ! Il va falloir se débrouiller seul et retrouver fifille… Mais d'abord une torche (il fait pas clair) et récupérons quelque équipement usagé que j'aperçois à même le sol de terre battue… En avant… Vers les profondeurs et ce sale troll kidnappeur…
La balade de l'Avatar
Agir
L'écran se divise en quatre parties :
- à gauche, un bandeau vertical de 6 icônes d'action "cliquables" ;
- en bas, un bandeau horizontal en forme de parchemin affiche des informations textuelles ;
- au milieu, sur environ un tiers de l'écran, une vue subjective de l'environnement de l'Avatar, avec en dessous une boussole "cliquable" ;
- à droite, un panneau informatif à diverses faces (équipement, contenu de sac, de sac à runes, caractéristiques), avec en-dessous deux fioles : une remplie de liquide rouge (vie), l'autre de liquide bleu (mana)…
![]() |
![]() |
|---|---|
| Une rencontre et une mauvaise rencontre | |
Le jeu se joue à la souris, à la mode "point & clic".
Le curseur de la souris change de forme en fonction de l'action réalisable. Pour avancer, il suffit de positionner le curseur sur la zone de vue subjective à l'écran ; selon sa position, il prendra la forme d'une flèche droite (avancer et reculer) ou plus ou moins courbée (pivoter) ; en cliquant l'action réalisable est effectivement réalisée. Simple et intuitif. Les objets présents sur le sol peuvent être ramassés : il suffit de positionner le curseur de la souris dessus et celui-ci se transforme en main ; un clic gauche et l'objet est ramassé ; un clic droit et l'objet se retrouve sur le sol. Attention cependant à ne pas jeter un objet important dans une étendue d'eau ; il serait irrémédiablement perdu !
Le mode combat est tout aussi intuitif : si une créature belliqueuse se présente, le curseur change à nouveau de forme (mire) et votre arme apparaît. Divers coups sont possibles en fonction des mouvements de la souris ; la puissance du coup dépend de son temps de préparation (on prépare en maintenant le bouton de la souris enfoncé). Attention ! Il faut continuer à bouger car le placement par rapport à l'adversaire compte (allonge) : comme la souris est occupée, il est bon d'y suppléer avec les touches flèches du clavier. C'est une petite gymnastique qui s'apprécie assez aisément. Noter que l'on peut se préparer au mode combat en cliquant sur l'icône ad hoc du bandeau de gauche.
Combat dans l'eau
Les Abysses
Les décors sont pour l'essentiel de sombres boyaux très irréguliers. L'impression de mouvement est bien rendue, d'autant plus que le sol est loin d'être plat, et l'on sent vraiment pendant le déplacement les pentes et autres trous et bosses. Beaucoup de zones sont peu éclairées et il vous faudra utiliser de nombreuses torches ou, mieux, une lanterne (à alimenter en huile). La hauteur des cavernes est variable et peut devenir impressionnante. Il vous faudra parfois faire l'équilibriste sur une étroite corniche accrochée au flanc d'une falaise avec un à pic sur une rivière de lave, ou sauter de plateforme en plateforme au dessus d'un précipice (à moins d'avoir un sort de lévitation ou de vol en réserve). Le problème est que la précision des commandes à la souris est loin d'être idéale, et les chutes inopinées vous feront enrager plus d'une fois (sauvegarde conseillée avant un passage délicat !). Mais les boyaux humides et terreux ne sont pas les seuls décors des Abysses. En effet ces dernières, loin d'être désertes, abritent, outre de terribles et belliqueuses créatures des profondeurs, de nombreuses et disparates communautés mises au ban de la civilisation britannienne de la surface. Il vous faudra trouver parmi ces communautés les havres de paix et les sources de ravitaillement et d'informations indispensables à la réussite de votre quête.
Habitants des Abysses et l'Avatar
Vous rencontrerez ainsi une communauté de mineurs, un véritable royaume nain, les chevaliers des Abysses, des communautés d'orcs ou de trolls… N'attaquez pas tous ce qui bouge sans discernement ! En fait ne combattez que ceux qui vous agressent physiquement. Pas de délit de sale gueule ! Tel orc peut vous être très utile en bonne santé : veillez à ne pas le découvrir une fois que vous l'avez occis… Il va falloir discuter et négocier avec tous les habitants des Abysses qui ne vous tapent pas dessus, même s'ils vous semblent affreux ! Souvent, ces communautés détiennent un renseignement ou un objet nécessaire à votre progression ; mais elles vous ne le donneront jamais pour rien. Par exemple, la communauté minière que vous rencontrerez au niveau 2 vous demandera de liquider un Gazer, monstre globuleux qui hante leurs mines et leur a causé quelques pertes. Pour mener à bien votre périple et vous libérer des Abysses, il vous faudra descendre jusqu'au niveau 8 après avoir collecté 8 objets : l'Epée de Justice, le Cierge du Sacrifice, l'Etendard de l'Honneur, la Coupe de Spiritualité, l'Anneau de l'Humilité, le Bouclier de Valeur, le Livre de l'Honnêteté et le Vin de la Compassion… Ouf ! Au niveau 8, et après avoir retrouvé et enterré les os d'un puissant mage et assemblé les trois parties d'une clé, vous pourrez enfin franchir la Porte de Lune et quitter les Abysses. Remarquez que ce n'est pas l'équation 1 niveau = 1 objet ! Non, il vous faudra peut-être revenir sur vos pas (c'est possible sauf exception) et certains objets nécessitent un peu de va-et-vient et beaucoup de conversation avec les sujets des Abysses. Par exemple il vous faudra faire forger les morceaux de l'Epée de Justice trouvé au niveau 3 au niveau 2.
Trouver la voie des profondeurs
![]() |
![]() |
|---|---|
| De bien belles cartes ! | |
L'aventurier prudent à besoin de cartes ; celles d'Ultima Underworld sont belles et complètes. Elles apparaissent sur demande en plein écran sur un beau fond parcheminé et se complètent au fur et à mesure des découvertes de l'Avatar. Il est possible de les annoter avec une plume du plus bel effet graphique. La fonction connue de nos jours sous le barbarisme anglo-saxon "automap" est bien implémentée dans UU. Et vu la topographie tourmentée des lieux, ça n'est pas du luxe pour s'y retrouver.
Les runes pour "écrire" les sorts
Outre les cartes, d'autres objets voient leur utilité avérée au fil de la progression de l'Avatar : ces petites pierres gravée d'une rune. Recherchez-les et rangez-les soigneusement dans votre sac à runes, car sans elles point de magie. Pour lancer un sort, il vous faut en effet de l'énergie magique (dite mana - récupérable en prenant du repos) et une séquence valide de runes (selon le sort invoqué). Les sorts sont nombreux et variés : sorts d'attaque (boule de feu), de défense, de soin, de déplacement, de lumière et même de création de nourriture (utile dans les profondeurs brûlantes où elle se fait rare) ! Les pierres sont réutilisables, mais s'il vous en manque, certains sorts resteront inaccessibles.
De manière anecdotique, il existe au premier niveau un arbuste magique : si vous tentez de le prendre, vous n'obtenez qu'une graine argentée ; mais chaque fois que vous le jetez par terre, il repousse et si, par malheur, vous succombez ensuite, alors vous serez ressuscité près de l'arbre ! Attention cependant à ne pas abuser de ce truc divin, car cela fait chuter drastiquement vos points d'expérience durement acquis…
Gagner de l'expérience
Les actions réussies vous permettent d'acquérir de l'expérience, de monter de niveau, d'augmenter les capacités de l'Avatar. C'est classique. Mais les compétences et résistances sont ici nombreuses : tir à l'arc, acrobatie, nage, etc.… Elles sont plus ou moins utiles et leur base repose sur votre classe de départ. Par exemple un voleur aura une compétence acrobatie de base.
Par ici la sortie !
POUR CONCLURE
- Graphismes : 3/5
- Animation : 4,5/5
- Sons : 2,5/5
- Musique : 5/5
- Jouabilité : 3,5/5
- Intérêt : 4,5/5
NOTE GLOBALE : 4,5/5
UU est un jeu précurseur par son mode de visualisation, une 3D texturée impressionnante pour l'époque (surtout comparée à celle de Wold3D sorti deux mois plus tard !), et d'une grande richesse dans ses mécanismes (classiques) de jeu de rôle. On pouvait lui reprocher sa maniabilité pas toujours très précise, surtout sur des machines un peu lentes (386 à 16 MHz avec 2 Mo de RAM !) car l'animation y était un peu saccadée ; mais la liberté d'action était totale. Niveau sonore, c'était le lot de la série Ultima : sons fonctionnels sans plus et musiques envoûtantes. Ultima Underworld sera prolongé par un second épisode : Labyrinth of Worlds, utilisant le même moteur et mettant en scène le Gardien d'Ultima VII. D'aucuns considèrent aussi l'excellent Arx Fatalis comme son fil spirituel (illégitime !)
Innovant et solide ! Bref UU, ça colle ! Arf ! Arf ! Arf !
by 2Ni
Catégorie: Tests et previews RPG
- {FAQ} Valkyrie Profile 2: Silmeria
- La saga Super Robot Taisen.
- En ce moment vous êtes sur...
- Vos derniers films - impressions
- Poèmes pour le bouffon
- Qu'est-ce que vous lisez en ce moment?
- Tolkien et Lovecraft
- Devinettes Cinéma
- Test Assassin's Creed 2
- {FAQ} Final Fantasy XIII
- Prince of Persia: les sables du temps
- La littérature...
5 réponses ~ Test > PC > Ultima Underworld
1 - Pas de style SMS, nous sommes sur un site pas sur un téléphone mobile
2 - Ecrire en français correct avec un minimum de fautes d'orthographe
3 - Etre courtois (les formules de politesse sont appreciées : bonjour, merci)
4 - Ne pas faire de pubs pour d'autres sites






Le dimanche 3 mai 2009 à 10:48
je cherche a me procurer alundra (le premier) sortie a lépoque sur ps1
Le vendredi 8 mai 2009 à 13:51
Ralala se jeu...pleins de souvenirs qui revienne,à l'époque sortis sur pc j'y est passé des nuit et des nuit (j'ai encore la boite et le gros livret en parfais état ainsi qu'une carte qui ne sert quasiment à rien tant les niveaux sont énorme) un véritable bijoux pour les amateurs du genre.
Le dimanche 31 mai 2009 à 19:27
13051997
Le jeudi 2 juillet 2009 à 23:57
a l'epoque on savait faire du jeux video ! contrairement a aujourd'hui ou on te met plein les yeux et c'est tout !! >< ..essayer shenmue pour voir !!le jeux qui ma fait pleurer ..
Le mardi 28 juillet 2009 à 17:55
Je possède moi même la boîte contenant les deux premiers Ultima underworld, et c'est clair que le contenu est somptueux !