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Final Fantasy VI

Final Fantasy VI - Sabin
  • Date de sortie (J) : 1994 / 2002
  • Plate-formes : SNES / PSX
  • Genre : RPG
  • DĂ©veloppeur : Squaresoft
  • Editeur : Squaresoft
  • Langues : Japonais, Anglais

    Final Fantasy 6 est pour de nombreux joueurs la révélation initiatique au RPG, dévoilant le genre au grand public et non pas le tant adulé, à tort ou à raison, septième épisode qui fut le premier à passer les frontières hermétiques de notre hexagone.
    Grâce au travail de traducteurs chevronnés, il a été possible de faire découvrir ce petit bijou vidéoludique aux francophones. Une seconde version du jeu a toutefois réussi à arriver sous nos latitudes, mais elle n’a malheureusement pas bénéficié d’une traduction autre que celle de la langue de [...]

Final Fantasy 6 est pour de nombreux joueurs la révélation initiatique au RPG, dévoilant le genre au grand public et non pas le tant adulé, à tort ou à raison, septième épisode qui fut le premier à passer les frontières hermétiques de notre hexagone.
Grâce au travail de traducteurs chevronnés, il a été possible de faire découvrir ce petit bijou vidéoludique aux francophones. Une seconde version du jeu a toutefois réussi à arriver sous nos latitudes, mais elle n’a malheureusement pas bénéficié d’une traduction autre que celle de la langue de Shakespeare. Elle demeure de plus strictement inchangée au niveau de la qualité graphique. Néanmoins cette seconde version a bénéficié de musiques revues à la hausse et de l’ajout de quelques magnifiques cinématiques remplaçant les animations désuètes de la version SNES.

Final Fantasy VI - 01 Final Fantasy VI - 02
On ne peut que féliciter l'initiative d'avoir ajouté de très bonnes séquences animées


Et une femme changera le monde


Le scénario de Final Fantasy 6 n’est pas d’une grande complexité mais celui-ci dispose de nombreux rebondissements. Tout débute 1000 ans après la guerre de la magie qui a vu autant de pertes civiles que matérielles. L’utilisation de la magie a alors pris fin sur terre et on vit l’avènement de la science afin de combler le vide laissé par la « Grande Guerre ». Vous commencerez le jeu en prenant le contrôle d’une jeune femme sous l’emprise d’une « Couronne d’esclave ». Cette jeune donzelle est entourée de deux gardes dont la mission est de contrôler la présence d’un Esper (un esprit magique). Les événements s’enchaînent rapidement et notre jeune héroïne se retrouve seule, débarrassée de ses gardes ainsi que du contrôle de sa couronne. Les effets de cette dernière ayant brouillé sa mémoire, il ne lui reste pour seul souvenir que son prénom, Terra. Vous apprendrez alors rapidement que notre héroïne est liée à l’Esper et qu’elle est l’un des rares êtres encore capable d’utiliser la magie.
La trame est lancée. Les premières interrogations trouveront réponses au fur et à mesure du déroulement de votre épopée. Mais ces mêmes réponses apporteront aussi leurs lots de nouveaux mystères. Le scénario comme dit précédemment n’est pas transcendant mais on ne peut s’empêcher d’être réellement transporté par celui-ci tant l’intrigue est prenante et les personnages attachants. L’originalité de FF6 réside dans le fait que Terra n’est pas la seule protagoniste principale, chaque personnage rencontré et ayant intégré votre équipe aura une histoire plus ou moins poignante. Il arrivera parfois que le jeu se focalise sur d’autres personnages, délaissant temporairement notre petite amnésique au profit d’autres aspects scénaristiques, comme l’illustrera le groupe mené par Célès dans la seconde partie du scénario. Par ailleurs, cette même partie du jeu verra Célès devenir le protagoniste principal du jeu d’une part puisque c’est elle qui sera à l’origine de la reconstruction du groupe. Ce sera également l’une des scènes les plus triste de l’histoire de ce RPG. Elle perdra tout espoir si son compagnon d’infortune vient à mourir (cependant, l’avenir de celui-ci sera totalement entre vos mains).
La quasi majorité des protagonistes auront eux aussi leurs motivations personnelles de mener le combat contre le véritable « méchant » du jeu. Il n’y a donc ici aucun faire valoir pour quiconque. Un autre point fort de ce jeu réside dans le fait que l’ennemi principal de ce soft possède une véritable personnalité, aussi détestable soit-il, et que celle-ci se découvre au fur et à mesure son identité n’étant pas révélée dès le début du jeu. Malgré tout cela, l’humour est conservé dans cet opus afin de détendre une atmosphère parfois trop pesante.
On peut dire avec objectivité que le scénario reprend les thèmes classiques du RPG tels que la constante quête de pouvoir des êtres humains, le désir insatiable de déification du grand méchant ou encore la cruauté gratuite dont les hommes peuvent faire preuve.

Final Fantasy VI - 03 Final Fantasy VI - 04
Terra entourée de ses deux gardes Son destin tragique ira de pair avec l'éveil de sa conscience


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L'humour reste omniprésent afin de permettre de relâcher la pression


La magie fera toujours effet


La version Super Famicom bien que n’étant plus tellement d’actualité poussait la machine dans ses derniers retranchements. Concernant la version Playstation, les graphismes ont également franchement vieillis et le « Super-Deformed » n’est plus vraiment d’actualité dans les RPGs (en même temps, reprocher le SD de FF6 serait aberrant si on considère que le prétendu meilleur RPG a des personnages cuboïdes à souhait notamment au niveau des membres). Toutefois, il est évident que le concept de 2D dans FF6 est un concept réellement dépassé n’ayant rien à voir avec celui de Valkyrie Profile par exemple. On pourrait dire que la carte a elle aussi pris de l’âge, mais elle permet tout de même de garder cette impression de liberté qu’ont su conserver la plupart des Final Fantasy (que s’est-il produit pour les épisodes X et X-2 ? Et bien oui, il faut éviter les Barbies-RPG comme le dirait Fifi). Le petit bémol concerne la réalisation des villes et villages. Si certains ont eu droit à une réalisation relativement poussée comme Figaro Sud ou la capitale impériale, d’autres ne sont qu’un amas de petites masures. En revanche, les graphismes sont tout à fait appréciables durant les phases de combat qui ne manquent pas de dynamisme. Invoquer un Esper ou utiliser une magie produira des effets importants tant sur vos mirettes que sur les ennemis présents à l’écran. Cela reste assez sobre la plupart du temps comparé aux effets observés lors du septième opus mais lancer des magies de haut niveau sera toujours un régal audiovisuel et ne provoquera pas une attente de plusieurs minutes pouvant potentiellement vous dissuader d’utiliser une magie (Chevalier de La Table Ronde ?? Non je ne vois pas).
Les musiques, parlons-en justement. C’est bien évidement le compositeur référence de Square, Nobuo Uematsu qui s’y colle et il a encore réalisé un travail d’orfèvre malgré les faibles moyens de l’époque. Celles-ci ont eu droit à un dépoussiérage des plus admirables en ayant été réorchestrées dans un meilleur format que le midi des cartouches de SNES.
Il existe alors kyrielle de morceaux inoubliables, s’accordant parfaitement au ton du jeu et dont on ne se lasse guère.

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Les décors sont majestueux, malheureusement la présence de votre avatar semble être déplacée


Les secrets du magicien


Le gameplay n’est en aucun cas rébarbatif. FF6 en propose un bien loin des classiques discussions/explorations/donjons ad libitum. En premier lieu, on peut citer des séquences magistralement bien orchestrées telles que celle de l’opéra qui a bénéficié d’un époussetage en images de synthèses du plus bel effet. Ensuite celui-ci innove en proposant des petits défis aux joueurs. Le premier d’entre eux se trouve au début du jeu à partir du moment où Locke rejoint Terra. Là il est proposé aux joueurs de former des équipes de combattants qu’il faudra déplacer sur une petite carte afin d’empêcher les assaillants d’atteindre un point donné, ce qui donne une dimension plus stratégique aux affrontements sans rentrer dans les considérations d’un T-RPG bien évidemment. Cela rend ces affrontements des plus attrayants ce qui pour une fois vous octroie le statut de boss qui doit être vaincu puisque ce sont les ennemis viennent à vous.
La situation inverse est quasi systématique ; Ce sont toujours vos avatars qui vont déranger de pauvres créatures sans défense (hum...). En outre, les nombreux personnages que vous recruterez et ceci jusqu’aux derniers instants du jeu renouvèleront votre manière de combattre et par conséquent le gameplay. Je m’étendrai davantage sur ce point durant la partie suivante mais sachez que chaque personnage est unique, du fait de certaines compétences qui leurs sont propres. Il faut aussi évoquer les quelques quêtes annexes qui parsèment le jeu. Si certaines sont assez évidentes à dénicher, Square ne déroge pas à sa règle des fameuses quêtes parfaitement introuvables. Celles-ci se trouvent pour la plupart dans la seconde partie du scénario, lorsque Célès part reformer le groupe et nombreuses d’entre elles sont liées à l’obtention de magies ultimes ou d’armes/accessoires du même apparat. On peut notamment citer la quête des 8 dragons élémentaux qu’il faudra chasser à travers « le monde des Ruines » afin de débloquer le plus puissant de tous les Espers. Enfin le jeu propose les moyens de locomotion habituels sachant que vous commencerez par user vos petites gambettes, ensuite viendront assez vite les chocobos et l’aéronef.

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Vous arpenterez le monde de la Balance et celui des Ruines respectivement dans la première et seconde partie du soft


Prendre les armes, oui mais lesquelles ?


L’ATB ou Active Time Battle qui est devenu à la fois la référence pour de nombreux RPGs est également la bête noire de certains gamers du fait de certains problèmes qu’elle peut causer. Il sera fastidieux d’en expliquer le principe toutefois sachez qu’il n’existe que peu de problèmes liés à la file d’attente lors de la sélection successive d’action. Durant les combats, vous prendrez le contrôle de 4 personnages maximum parmi les 11 disponibles par le scénario et les trois personnages bonus. Bien évidement, gagner des combats en utilisant seulement la commande « Attaquer » serait une véritable prouesse, c’est pour cela que magies et autres invocations sont disponibles par le biais des magicites. Les magicites ont une double fonction dans Final Fantasy 6. Celles–ci permettent d’une part d’invoquer l’Esper qui leur est lié mais plus important, d’enseigner l’utilisation de la magie à vos personnages car au début du jeu, seul Terra et Célès seront spontanément capables d’utiliser la magie (équiper des pierres magiques pour lancer des sorts, ça ne vous dit rien ?). L’acquisition définitive des magies se fera grâce à des points de compétences qui une fois conséquents permettront à vos avatars d’utiliser ces magies sans avoir la magicite équipée.
Vous pourrez aussi remarquer qu’équiper un Esper à un personnage (et seulement un) permettra à ce dernier d’obtenir des bonus de caractéristiques lors du level-up. En revanche comme précité, chaque personnage possède sa propre action spéciale. Cette dernière pourra influer autant que votre attachement aux personnages sur la formation de votre équipe. Même si Terra semble être l’héroïne principale du soft, il n’en reste pas moins que vous serez totalement libres de choisir la composition de votre/vos équipe(s).
Je pourrais citer par exemple le « Bum Rush » de Sabin qui est utilisable après avoir effectué au préalable une série de commande plus ou moins complexe sur votre pad (Street Fighter quand tu nous tiens) ou encore les « Lore » de Strago qui s’apparentent au mage bleu de l’équipe. En ce qui concerne les attaques physiques proprement dites, sachez que chaque personnage à la possibilité d’équiper plusieurs types d’armes mais aussi de prendre deux armes à la fois. Ceci se traduit naturellement par une double attaque. Enfin il faudrait aussi mettre en exergue la nécessité d’adapter une technique contre la plupart des boss à la fin du jeu car il ne sera pas possible de remporter ces batailles uniquement à coups de « Limites Breaks » (de toute façon il n’y en a pas) ou de « Chevaliers de La Table Ronde » comme dans un certain autre jeu même si FF6 propose aussi son lot d’astuces à proscrire si vous ne voulez pas nuire à la qualité du soft (tel que « Vanish + X-Zone »). Les combats pourront alors être d’une monotonie presque affligeante pour ceux dont le concept de la jauge ATB est une véritable torture. Mais ces derniers recèlent comme dans tout RPG digne de ce nom d’une dimension stratégique assez importante qui malheureusement se limitera dès que vous aurez accès aux sorts les plus puissants tels que « Pearl », « Meteor » ou « Ultima ». En revanche la difficulté reste au rendez-vous et il vous faudra avoir un excellent niveau où une équipe réellement bien équilibrée afin de venir bout du boss de fin.

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Le sort Pearl ainsi que le récurrent Bahamut. De très beaux effets et des dégâts importants.


Et la magie prend fin


Final Fantasy 6 est donc une valeur sûre du monde vidéoludique. Certes il n’est pas exempt de défauts et les graphismes ont très largement vieillis, néanmoins nous sommes actuellement dans une surenchère de jeux à très beaux emballages mais sans aucun fond scénaristique tels Grandia 3 ou encore Final Fantasy X-2 (qui n’est qu’un épisode à but purement lucratif). Il n’est pas à oublier que les graphismes de celui-ci dépassaient ceux de n’importe quel autre jeu à sa sortie et que nous, pauvres Français avons été parmi les rares à en être privé. Finalement, ce jeu se doit de figurer dans toute bonne ludothèque de Gamer digne de ce nom de part les nombreux points positifs qu’il offre ; Ces aspects offerts rattrapent très largement la gêne occasionnée par ses graphismes désuets. vous faudra avoir un excellent niveau où une équipe réellement bien équilibrée afin de venir bout du boss de fin.

NOTE FINALE : 18/20

Final Fantasy 6 restant tout de même mon coup de cœur vidéo ludique ainsi que celui de nombreux joueurs, il est quasiment impossible de passer à côté de cette pièce maîtresse sauf si la 3D est désormais une condition « sine qua none » d’intérêt pour un RPG.

by Kasuma



yata

8 réponses ~ Test > SNES > Final Fantasy VI

  1. fleche sam dit:

    le site es trop asbeen il faudrait passer a la ps2 au moins

  2. fleche MAYKL dit:

    UN GRAND MERCI SUR VOTRE TRAVAIL

  3. fleche farouk dit:

    oiçuiçuiçiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuççççççççççççççççççççççççççççççççççççççççççç

  4. fleche farouk dit:

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  5. fleche kikimaster54 dit:

    Tout simplement un des meilleurs RPG jamais crées, même pour l'époque la 2D restetout simplement magnifique.

  6. fleche foulenzo dit:

    Une trés belle déscription pour un si beau jeu :D

  7. fleche Julie-A dit:

    Un jeu pour lequel j'éprouve quelque chose se rapprochant fortement de l'amour. C'est une petite merveille et il est très agréable d'y jouer une fois, deux fois, trois fois, quatre fois...
    Autant pour le scénario, les musiques et la finesse de l'univers que pour le défi que représentent les nombreuses quêtes qui y sont proposées!

  8. fleche Sam dit:

    Bon site, complet, éclairé, sympathique. trés bon test pour ce qui me parait être l'un des RPG indispensables. Avec le 7ème Final Fantasy, il constitue le point d'orgue de la saga.

    Sam
    Mon site : samcarredas.e-monsite.com...


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